Lexipedia

preparatory:AB 114981

Inderkum Hansheiri · Ständerat · Uri · Fraktion CVP/EVP/glp · 2010-12-13

Wortprotokoll

Antrag Reimann Maximilian

Rückweisung an die Kommission

mit dem Auftrag, eine Neubeurteilung der Risikolage vorzunehmen. Die APK hat die Vorlage am 21. Oktober 2010 behandelt. Seither haben neue Ereignisse die Stabilität des internationalen Finanz- und Währungssystems erschüttert. [PAGE 1219] Die APK soll insbesondere folgende Punkte neu beurteilen bzw. klären:

- Der IWF trägt als wichtigstes Element zu dieser Stabilität bei. In ihn sind sowohl die Schweiz als auch die Schweizerische Nationalbank eingebunden. Bis zum 21. Oktober 2010 ging es lediglich um die Finanzkrise von Griechenland. Seither hat die Krise in vollem Ausmass auch Irland erfasst, und es ist sehr wohl denkbar, dass sie auch auf die drei anderen sogenannten PIIGS-Staaten (Portugal, Italien, Spanien) übergreifen wird, ja gar noch darüber hinaus. Werden damit auf absehbare Sicht neue - und wohl noch wesentlich grössere - NKV-Verpflichtungen auf die Schweiz zukommen?

- Im Weiteren sind die Folgen eines allfälligen Aufbrechens des Euros kritisch und umfassend zu beleuchten. Es sind sämtliche Varianten und die damit verbundenen Auswirkungen auf die Schweiz, unsere Währungsreserven, Pensionskassen, Banken usw. zu klären, wie insbesondere der Zerfall oder eine Neuausrichtung der Europäischen Währungsunion.

- Ebenso ist zu prüfen, ob der IWF in seinen heutigen Strukturen einem allfälligen Worst Case überhaupt noch gewachsen ist. Wer würde die Quoten von Spanien, Italien und allenfalls weiterer grosser Länder übernehmen, sollten diese insolvent werden?

- Es ist ferner darzulegen, weshalb der alte Verteilschlüssel zur Anwendung kommt, gemäss welchem die Schweiz 4,5 Prozent beizutragen hat, und weshalb zum Beispiel das etwa zehnmal grössere Deutschland einen verhältnismässig deutlich geringeren Beitrag entrichten soll.

- Schliesslich sollte sich die Kommission auch Überlegungen zur Grundsatzfrage machen, ob sie Limiten für die schweizerischen Stabilitätsbeiträge sieht. Irgendeinmal ist doch die Schwelle erreicht, wo der schweizerischen Volkswirtschaft wie auch unseren Steuerpflichtigen nicht mehr zuzumuten ist, weiter für die finanzpolitischen Missstände anderer Länder in die Pflicht genommen zu werden.

[VS]

Proposition Reimann Maximilian

Renvoi à la commission

avec mandat de réévaluer la situation en termes de risques. En effet, depuis que la CPE a examiné le projet, le 21 octobre 2010, de nouveaux événements ont ébranlé la stabilité du système financier et monétaire international. La CPE est donc priée de se pencher à nouveau sur plusieurs points et de répondre notamment aux questions ci-après.

- La Suisse et la Banque nationale suisse sont liées au FMI, qui constitue la pierre angulaire de la stabilité du système financier international. Jusqu'au 21 octobre dernier, il était uniquement question de la crise financière de la Grèce, mais depuis cette date la crise s'est abattue violemment sur l'Irlande, et il est très probable qu'elle s'étende aux trois autres pays du PIIGS (à savoir le Portugal, l'Italie et l'Espagne), voire encore à d'autres Etats. Est-ce à dire que la Suisse sera tenue de contracter prochainement de nouveaux accords d'emprunt modifiés, dont les montants seront en outre bien plus élevés?

- Quelles seraient les conséquences de la disparition de l'euro? La commission est priée d'en faire une description critique et exhaustive tout en présentant les différents scénarios, comme l'effondrement ou la refonte de l'Union monétaire européenne, ainsi que leurs effets sur la Suisse, ses réserves monétaires, ses caisses de pension, ses banques, etc.

- Tel qu'il est conçu aujourd'hui, le FMI serait-il à même de faire face à un scénario catastrophe? Qui reprendrait les quotes-parts de l'Espagne, de l'Italie ou d'autres grands Etats si ceux-ci devenaient insolvables?

- Pourquoi a-t-on utilisé l'ancienne clé de répartition, qui prévoit que la Suisse contribue à hauteur de 4,5 pour cent alors que l'Allemagne, qui est environ dix fois plus grande, verse en comparaison une contribution nettement plus modique?

- Ne devrait-on pas réfléchir au principe de fixer une limite à la contribution que la Suisse apporte à la stabilité monétaire internationale? A partir d'un certain seuil, on ne saurait en effet exiger de l'économie suisse ou de ses contribuables qu'ils payent pour les errances budgétaires d'autres pays.