AB 121018
Steiert Jean-François · Nationalrat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2011-09-26
Wortprotokoll
Was die Migros tun kann, sollte eigentlich auch der Bund tun können. Die Migros hat ein Kulturprozent. Wir machen vom Bund her nicht einmal die Hälfte; dies gilt auch, wenn die Ausgaben der Gemeinden und Kantone mitgerechnet werden. Wir haben mit dem Kulturförderungsgesetz eine gute Grundlage für eine Kulturpolitik des Bundes geschaffen, die sich mit ihren 15 Prozent der gesamten öffentlichen Ausgaben für die Kultur in einer subsidiären Rolle gegenüber den Kulturpolitiken der Kantone und Gemeinden bewegt und dort Schwerpunkte setzt, wo sich nationale Interessen ergeben. Das kann, gesondert gesehen, als Ausdruck des Eklektizismus empfunden werden, es entspricht in einer Gesamtsicht aber durchaus einer einigermassen kohärenten Vision. Die entsprechenden Zielsetzungen wurden mit wenigen Abstrichen auch in die Kulturbotschaft übertragen, die uns heute vorliegt. Betonen möchte ich dabei insbesondere die Koordination oder die Förderung der Zugänglichkeit.
Leider ist neben dieser grosszügigen Auslegeordnung die Finanzierung nicht gewährleistet. Das Problem sind die ungenügenden Mittel, ist die ungenügende Finanzierung, die für die zahlreichen Ausgaben vorgesehen ist. Wir haben uns einerseits mit dem Kulturförderungsgesetz und nun auch mit [PAGE 1652] der Botschaft hohe Ziele gesetzt. Aber wir geben uns nicht die Mittel, diese Ziele auch zu erreichen. Das führt dazu, dass wir letztendlich in einer relativ kleinen Dimension teilweise Giesskannenpolitik betreiben. Wir behalten sehr viele Ziele, ziehen aber nicht die Konsequenz, auch die entsprechenden Mittel einzusetzen.
Ich kann diesbezüglich die Ansicht meines Vorredners, Herrn Freysingers, teilen, dass man sich, wenn man schon fast nichts gibt, überlegen müsste, ob man es überhaupt machen soll oder ob man ganz darauf verzichten will. Aber man kann eben auch genau den umgekehrten Schluss ziehen und sagen: Es gibt zwar einen Finanzplan, der von einigen finanzpolitisch orientierten Kollegen immer wieder als Richtschnur der Kulturpolitik verwendet wird, gewissermassen als Bibel der schweizerischen Kulturpolitik. Aber dieser Finanzplan ist nur eine Richtlinie, mehr nicht, auch wenn einige von uns den Eindruck haben, man könne damit alle Prioritäten setzen bzw. das Parlament in seiner Prioritätensetzung in der Kulturpolitik massiv einschränken.
Si le Conseil des Etats a matériellement amélioré le bilan financier des projets d'acte relatifs à l'encouragement de la culture pour la période 2012 à 2015, notamment en ce qui concerne la protection du patrimoine culturel, l'encouragement du cinéma et la mise à disposition des moyens nécessaires alloués à Pro Helvetia pour pouvoir accomplir les tâches qui lui ont été confiées suite aux décisions prises par le Parlement dans le cadre de la nouvelle loi sur l'encouragement de la culture, la majorité de la commission de notre conseil a malheureusement repris à son compte une assertion qui se trouve au début du message relatif à la loi fédérale sur l'encouragement de la culture (07.043): "Le projet de loi est pratiquement neutre du point de vue des coûts." Cette neutralité financière semble être une expression de notre culture majoritaire, ce que l'on peut regretter.
En Suisse, Migros consacre chaque année 1 pour cent de son budget à la culture. La Confédération, quant à elle, y consacre 0,43 pour cent de son budget; on arrive péniblement à 0,46 pour cent si l'on ajoute les efforts financiers des cantons et des communes. Nous ne souhaitons pas, comme certains l'ont dit, une redistribution du gâteau d'une taille donnée, mais nous pensons plutôt que la taille du gâteau peut être augmentée. Il ne s'agit pas de se serrer la ceinture, mais d'être plus courageux en termes de dépenses culturelles.
Il y a quelques jours à peine, la majorité des membres du conseil a décidé - je n'en faisais pas partie - qu'il était relativement simple, voire aisé, sur le plan financier de dépenser plusieurs milliards de francs supplémentaires pour l'achat d'avions de combat. Faisons une petite comparaison entre ce qui semble facile et ce qui semble difficile: il semble difficile d'adopter une série de propositions de minorité qui vont être défendues tout à l'heure visant à améliorer la politique culturelle de la Confédération et il semble facile de dépenser ne serait-ce que 7 pour cent de la valeur d'un seul avion de combat, sur les 22 dont l'acquisition est prévue, ce qui correspond environ à la valeur d'un siège éjectable, pilote compris. C'est ce que représente sur le plan financier l'ensemble des propositions de minorité qui vont vous être présentées dans les deux heures suivantes. Si vous pensez qu'il est possible, sur 22 avions de combat, de dépenser l'équivalent de ce que coûte un siège éjectable et le pilote qui va avec, vous pourrez joyeusement et sans problème de conscience en termes de politique financière adopter toutes les propositions de minorité qui vous sont présentées.
Les propositions précitées touchent les domaines suivants: la protection du patrimoine culturel (projet 1), où le Conseil des Etats a fait un premier pas, mais c'est insuffisant, dans la direction des cantons, avec lesquels nous avons décidé d'une répartition des compétences - la Confédération doit assumer ses responsabilités; le cinéma, qui est l'un des rares domaines où la Confédération est le principal acteur, notamment aussi pour des raisons structurelles, parce qu'il est relativement difficile de faire une politique du film à très petite échelle. Nous pouvons encore mentionner: le Musée suisse du sport; la formation musicale des jeunes; le projet "Succès Livre et littérature", qui est une manière originale, confirmée par le cinéma, d'encourager; le Musée alpin suisse; les assurances sociales. Tous ces domaines font l'objet de propositions de minorité qui méritent d'être soutenues.
La majorité de la commission a malheureusement choisi une position en deçà de celle du Conseil des Etats. Nous vous suggérons de suivre l'ensemble des minorités, d'avoir un tout petit peu plus de courage sur le plan financier que la majorité de la commission et, parallèlement, nous vous demandons d'entrer en matière sur le projet.