preparatory:AB 169195
Aubert Josiane · Nationalrat · Waadt · Sozialdemokratische Fraktion · 2013-12-02
Wortprotokoll
Une fois de plus, comme chaque année, l'UDC propose des coupes dans l'aide au développement, l'aide aux pays de l'Est, et la coopération au développement. Ces propositions tiennent d'abord de l'idéologie, car ce Parlement s'est déterminé clairement, et à plusieurs reprises, en faveur de l'augmentation à laquelle nous assistons dans ce secteur ces dernières années. Une première décision a donné mandat au gouvernement d'augmenter progressivement ces budgets, pour que la Suisse atteigne le 0,5 pour cent du revenu national brut en 2015. L'acceptation, à une confortable majorité, du message sur la coopération au développement pour les années 2013 à 2016 a confirmé la volonté ferme du Parlement.
Revenir, année après année, avec des coupes dans ce secteur, c'est refuser les décisions prises - et ceci sur le dos des populations les plus fragiles de la planète - ou retarder notre aide à des pays en voie de démocratisation. C'est aussi, à nos yeux, un mauvais calcul pour notre propre pays, et ceci pour deux raisons:
1. La participation fiable et qualifiée à l'aide au développement lui vaut le respect au niveau international, à un moment où la non-appartenance à des blocs régionaux rend nos relations internationales plus fragiles et incertaines.
2. Participer régulièrement à la stabilisation des pays de l'Est de l'Europe est aussi une manière constructive d'assurer la stabilité du continent à long terme, et donc, par ricochet, d'augmenter notre propre sécurité.
Evoquer la question de l'effacement de la dette du Soudan - simple écriture comptable qui d'ailleurs n'interviendra probablement pas en 2014, selon les indications du Conseil fédéral - n'est qu'un prétexte fallacieux pour freiner les décisions d'augmentation prises par le Parlement dans ce domaine important de notre politique internationale.
Au nom du groupe socialiste, je vous invite à refuser ces trois coupes et à poursuivre notre politique de solidarité avec les plus faibles de la planète.