preparatory:AB 260788
Moret Isabelle · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2020-05-06
Wortprotokoll
Antrag der Kommission [GZ]
Annahme der Motion
[VS]
Antrag Addor [GZ]
Ablehnung der Motion
[VS]
Proposition de la commission [GZ]
Adopter la motion
[VS]
Proposition Addor [GZ]
Rejeter la motion
Développement par écrit [GZ]
La pandémie de Covid-19 et plus encore, les mesures ordonnées depuis le 13 mars 2020 ont provoqué une paralysie sans précédent de tout le pays et ont plongé celui-ci dans une crise économique et également sociétale sans précédent. A la fin avril 2020, un tiers des salariés de ce pays, 1,85 million de personnes, était au chômage partiel et plus de 150[NB]000 au chômage complet. Une fois enrayée la propagation du virus, il faudra donc bien enrayer la crise économique et défendre les emplois des travailleurs de ce pays. Par quel moyen? Le même que celui que le Conseil fédéral a lui-même identifié comme décisif pour préserver notre santé: le contrôle, au besoin la fermeture de nos frontières. Car quand cela va mal, les frontières protègent. Tous les pays signataires de l'Accord sur la libre circulation des personnes l'ont reconnu, eux qui, sans aucun souci d'un quelconque intérêt commun, ont agi en ordre dispersé dans l'unique souci de leurs intérêts nationaux. L'Union européenne s'est de son côté montrée incapable de la moindre influence décisive dans la gestion de cette crise. A quoi peut donc bien rimer un appel à une gestion coordonnée de la pandémie dans l'espace Schengen? Et cette libre circulation que la commission souhaite rétablir au plus vite, après avoir été celle du virus, il ne faut pas qu'elle devienne celle des chômeurs. Une fois que le risque du virus se sera éloigné. Nous n'avons pas le droit d'exposer les travailleurs de ce pays, déjà durement éprouvés par la crise, au risque de perdre leur emploi du fait d'une concurrence internationale exacerbée. Les frontières nous protègent de façon décisive contre la propagation du virus. Elles protègeront tout aussi bien nos emplois. La logique de la motion va ainsi à l'exact opposé des intérêts des travailleurs victimes de la crise: au lieu de les protéger en maintenant des contrôles adaptés à nos frontières, au besoin en suspendant pour une durée limitée l'application de l'Accord sur la libre circulation des personnes (comme le permet son art. 14 al. 2 précisément en présence de "difficultés sérieuses" telle que nous les vivons - c'est le moins que l'on puisse dire), on veut les exposer au plus vite aux risques de la libre circulation des personnes, avatar européen de la mondialisation et d'une division internationale du travail dont cette crise aura marqué la faillite.