preparatory:AB 285581
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2021-06-16
Wortprotokoll
Votre commission demande, avec ce postulat, un rapport qui porte sur les conséquences de la crise du coronavirus sur la santé psychique des enfants et des jeunes, de manière à examiner ce qui doit être fait dans ce domaine, et quelles sont les mesures qu'il faut encore prévoir pour préserver la santé.
Nous estimons que cette thématique est très importante. Le Conseil fédéral l'a d'ailleurs sur son radar depuis le tout début de la pandémie, puisque nous avons, en mars 2020 déjà, commencé à observer ce qui se passait notamment avec les institutions dans les cantons. Nous avons ensuite fait beaucoup de choses dans ce domaine durant l'année, et également en fin d'année.
Parce qu'il est indéniable que la crise a des répercussions importantes sur la santé et le développement des enfants, des adolescents et des jeunes adultes, le Conseil fédéral a également porté une attention particulière à cette problématique. Vous aurez remarqué que, contrairement à beaucoup de pays voisins, les écoles n'ont plus jamais été fermées dans notre pays après la première vague. Vous avez remarqué que nous avons très tôt, dès que cela a été possible, prévu des exceptions pour les offres sportives et culturelles accessibles aux moins de 16 ans. Nous avons ensuite pu étendre cela aux moins de 20 ans de manière à vraiment mettre une attention particulière sur les jeunes qui ont souffert particulièrement du manque de contact et de cette situation aussi sur le plan psychique.
Dans la crise, nous avons également renforcé les aides financières octroyées aux offres de soutien facilement accessibles, comme Pro Juventute, pour permettre aux enfants et aux jeunes de bénéficier d'un accompagnement psychosocial. Ces travaux nous paraissent importants, avec notamment une observation de ce qu'il se passe, un travail étroit avec la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé pour répondre aux recommandations formulées dans le rapport national sur la santé 2020. Notre priorité consiste notamment à combler des lacunes dans les données sur la santé des enfants et des adolescents et sur les soins psychiatriques et psychothérapeutiques.
J'ai noté également ces dernières semaines et ces derniers mois - parfois peut-être avec une certaine instrumentalisation -, que l'on a fait beaucoup de reproches au Conseil fédéral sur la manière dont les jeunes ont été traités durant la crise, alors que je vous l'ai dit nous avons fait particulièrement attention à ces jeunes. Il serait donc particulièrement étonnant, voire malvenu, que maintenant où nous pouvons vraiment creuser cette question et où un postulat peut nous permettre d'avoir une idée précise de ce qu'il se passe et de comment répondre aux problèmes, il serait particulier à ce moment-là de ne pas accepter un tel postulat. C'est parce que nous voulons aussi savoir ce qu'il s'est passé, ce qu'il se passe et comment le corriger. C'est aussi pour répondre aux critiques qui ont été émises durant les dernières semaines et pour montrer que cela va au-delà de critiques qui étaient peut-être avant tout politiques plutôt que fondées sur la santé.
Pour apporter un peu d'objectivité et d'information dans ce domaine, il est nécessaire d'accepter ce postulat, ce que je vous invite à faire, au nom du Conseil fédéral.