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preparatory:AB 332489

Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2023-12-21

Wortprotokoll

D'abord, merci pour ces mots, qui me touchent beaucoup et qui sont naturellement beaucoup trop élogieux, parce que beaucoup de choses n'ont également pas marché, ont été compliquées. Cela fait partie de la vie politique. Cette diversité des émotions et des expériences, avec du positif et du négatif, si on y survit, permet d'apprendre énormément, de devenir plus fort. J'estime donc que c'est vraiment un privilège. Même les moments les plus difficiles ont été un privilège, parce que j'ai appris comme jamais dans les moments les plus difficiles. Je crois que vous savez toutes et tous ce que cela peut signifier, parce que nous sommes toutes et tous confrontés à des moments comme cela.

J'aimerais vraiment - si vous me permettez ces quelques mots - simplement vous remercier, vous dire merci à vous toutes et tous, individuellement et collectivement, également comme Conseil des Etats, pour l'accueil qui m'a toujours été réservé dans cette institution, le Conseil des Etats. Quand on en a été une fois membre - cela a été mon cas pendant 8 ans, entre 2003 et 2011 -, c'est un sentiment qui ne nous quitte jamais. J'ai toujours eu beaucoup de plaisir à y revenir. J'ai eu le sentiment de pouvoir prolonger encore un peu, dans un autre rôle, comme conseiller fédéral, l'appartenance à la plus belle institution que nous avons sur le plan fédéral, avec la qualité des débats, cette sérénité et ce calme que je vous souhaite aussi pour l'avenir. Nous vivons et nous développons, et la Suisse se développe, dans un monde qui a besoin de plus de bienveillance, de sérénité et de calme. Tout cela pour dire que les espoirs posés en vous, les membres du Conseil des Etats, - je le répète - individuellement et collectivement, sont très élevés. Merci donc pour cet accueil. Bonne suite à vous toutes et tous.

Pour terminer, je dois vous dire que j'ai toujours été frappé, dans cette salle, de voir que le Conseil des Etats, lorsqu'il travaille, par-dessus son épaule, est observé par la population et les autorités de Nidwald à Wil an der Aa représentées sur la fresque. Je ne peux pas partir sans vous laisser une dernière énigme. J'ai essayé, au cours de ces 20 années de politique fédérale, de compter combien il y a de personnages sur cette fresque. J'ai commencé cet effort lorsque j'étais président du Conseil des Etats - c'est une bonne place, là-haut: j'étais arrivé à 178, mais je ne suis pas sûr du résultat. Parce qu'effectivement il y a également beaucoup de mystère dans cette fresque, qui vous observe, qui[NB]nous[NB]observe[NB]et[NB]qui[NB]nous[NB]rappelle,[NB]dans[NB]le[NB]cadre des institutions - Parlement et gouvernement -, pour qui nous travaillons.

Je m'en vais. Je vous accompagnerai en pensée, en amitié, si je peux le dire ainsi. J'allais dire "je vous aime", mais c'est peut-être un peu trop pour un jeudi matin à 9 heures dans une institution comme le Conseil des Etats. Je vous remercie pour tout cela. Je vous souhaite le meilleur pour la Suisse, pour nos institutions, mais surtout pour notre population. Merci. (Standing ovation) [PAGE 1276]