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preparatory:AB 49712

Guisan Yves · Nationalrat · Waadt · Freisinnig-demokratische Fraktion · 2003-06-17

Wortprotokoll

Mme Goll revient une nouvelle fois à la charge avec un vieux cheval de bataille - je devrais même dire: son cheval de bataille. Sa proposition de minorité est tout simplement inapplicable pour toute une série de raisons.

1. La première est liée à l'évolution du marché. Le prix des médicaments varie régulièrement, ce qui est inhérent à la concurrence et au marché. Il en résulte que le pharmacien devrait changer régulièrement de marque en cas de traitement de maladies chroniques, ce qui constitue la majorité de l'activité d'un cabinet médical de médecine générale ou de médecine interne.

De tels changements à répétition ne feraient que déstabiliser les patients qui ont souvent déjà passablement de peine à comprendre ce qu'ils doivent faire et pourquoi. Avec la prescription de génériques ou en dénomination chimique internationale, le pharmacien a actuellement toute latitude de remettre ce qui est le plus avantageux. Mais pour autant que le médicament convienne, il faut alors s'y tenir et ne plus le changer, même si, au gré de l'évolution, une alternative [PAGE 1077] meilleur marché se présente, précisément pour les raisons que je viens d'indiquer.

2. Les interactions entre le principe actif et le support galénique sont bien connues. Il appartient donc de mettre à profit les différentes possibilités à disposition pour choisir celle qui sera la mieux tolérée. Cela oblige bien souvent à revenir à la spécialité originale, même si les effets secondaires observés sont bien souvent de nature manifestement subjective.

3. La proposition de minorité Goll a surtout le défaut inacceptable de conduire à une médecine industrielle faisant abstraction des gens, de leur personnalité et de leur réaction individuelle face à des processus biologiques bien établis scientifiquement. Par définition, la prise en charge est individuelle et pour cette raison nécessite le maintien de la liberté thérapeutique. La formulation de l'article 52a selon la commission, qui traite du remplacement par le pharmacien de la prescription d'une spécialité par un générique, laisse toute la marge de manoeuvre souhaitable pour pouvoir s'adapter aux situations les plus diverses tout en incluant une forte incitation aux économies. Les voeux de la minorité Goll sont donc largement pris en compte.

Au nom du groupe radical-démocratique, je vous prie donc d'en rester à la formulation du droit en vigueur.