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preparatory:AB 113185

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2010-09-20

Wortprotokoll

Je vais m'en tenir à l'essentiel et essayer de synthétiser. Monsieur David a dit que c'était un "Zwischenschritt", une étape intermédiaire. C'est vrai, parce qu'il y a maintenant encore beaucoup de choses qui sont en cours. Ce qui est le plus important, c'est de tirer les leçons d'une telle opération parce que, heureusement, cette grippe n'était pas très grave. Mais on sait très bien que l'on peut avoir une autre situation dans laquelle ce sera très différent, et on sait aussi que ces situations seront vraisemblablement plus fréquentes à l'avenir. Si l'on veut vraiment synthétiser au maximum: vous demandez, à juste titre, plus de transparence, plus d'efficacité.

Il faut plus de transparence au niveau international: vous avez beaucoup mis en cause l'Organisation mondiale de la santé. Personnellement, je suis peut-être un peu trop confiant de nature, mais j'ai l'impression que si l'on a toujours une immense méfiance à l'égard de quelque chose, pour finir, cela commence à être contagieux. Je crois qu'il ne faut quand même pas non plus constamment imaginer le pire, même s'il faut faire attention que la transparence soit grande. L'OMS a lancé une grosse machine. Elle a lancé maintenant une réflexion et vous avez eu l'impression que la Suisse n'était pas assez active.

La Suisse va entrer dans le comité exécutif. Elle s'engage pour l'évolution de la gouvernance de l'OMS, avec ses partenaires. On a pu encore en discuter avec plusieurs pays récemment. Evidemment, les points de vue sont très différents: dans une organisation mondiale, pour mettre tout le monde d'accord et faire avancer les choses, il faut pas mal de diplomatie, mais je crois que cela va dans le bon sens.

Les décisions prises par l'OMS nécessitent du temps pour aboutir à des éléments concrets, mais elles vont véritablement dans le bon sens. En effet, la publication de la liste des noms dont a parlé Madame Maury Pasquier est arrivée très tardivement; ce fut long, mais enfin c'est là maintenant. Puis, à Genève, l'année prochaine, lors de l'Assemblée mondiale de la santé, il devrait y avoir la catharsis de cette opération, puisqu'à ce moment-là, il devrait y avoir le rapport, l'évaluation et, nous le souhaitons vivement et nous travaillons avec les autres pays dans ce sens, davantage de transparence.

Je crois qu'il faut faire confiance à l'OMS, à sa directrice et pousser à la roue, plutôt que constamment imaginer que pratiquement rien n'est suffisamment transparent et rien n'est suffisamment honnête dans ce bas monde. Pour ma part, j'ai vraiment l'impression que le maximum est fait, mais au rythme d'une grande organisation, et ce rythme n'est pas très rapide, il est vrai!

Pour ce qui est des éléments suisses, la révision de la loi sur les épidémies dont a parlé Monsieur David est nécessaire; il faut aussi revoir très concrètement le plan national de pandémie; il faut également une véritable stratégie d'approvisionnement en vaccins; et il faut en effet une révision de la gestion de la crise et de la communication. Tous ces éléments-là sont en cours de réalisation.

Vous avez posé beaucoup de questions de détail. Je ne peux pas y répondre dans le détail maintenant - je pourrais le faire, mais je devrais pour cela prendre beaucoup de temps. Je vous propose plutôt de prendre acte que tous ces éléments-là, et en particulier ceux qui concernent le Parlement au premier chef, c'est-à-dire la législation, donneront l'occasion de faire le point en détail, avec rapports à l'appui, messages, etc., sur tout ce qu'il est souhaitable de faire, afin d'être bien préparé, non seulement pour améliorer l'efficacité, mais aussi la transparence.

Je suis vraiment convaincu que cette transparence est indispensable. On a beaucoup parlé de l'OMS, mais la transparence est aussi nécessaire au niveau suisse, je suis d'accord avec vous. Mais là aussi, vous ne devez pas toujours imaginer le pire et toujours imaginer que les choses ne sont pas claires ou pas nettes, sous prétexte que tout n'est pas totalement transparent. La volonté est d'améliorer la transparence. La volonté est aussi d'adapter la situation de la Suisse, sur le plan légal comme sur le plan de la concrétisation avec les différents partenaires, à ce que l'on a pu retirer comme expérience et comme enseignement de ce qui s'est passé l'hiver dernier et qui heureusement - heureusement! - était finalement moins grave que prévu, même si malgré tout ça restait quand même assez dangereux.

Dans ce sens-là, je vous demande d'avoir un peu plus de confiance et de considérer en effet la discussion en lien avec ces deux interpellations comme une étape intermédiaire vers une situation qui, surtout l'année prochaine - pour ce qui est des événements internationaux et en fin d'année déjà par rapport à certains événements en Suisse -, nous permettra d'y voir beaucoup plus clair et, je l'espère à vos yeux aussi, d'avoir une situation transparente.