preparatory:AB 129395
Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Fraktion CVP/EVP/glp · 2009-03-11
Wortprotokoll
L'idée est simple: inscrire un salaire minimum dans la Constitution fédérale, un salaire minimum cantonal. Cette idée proposée par Monsieur Zisyadis, au moyen d'une initiative parlementaire, est en définitive un vieux serpent de mer: combien de fois le Parlement et le Conseil fédéral ne se sont-ils pas penchés sur cette question? A chaque fois la réponse a été invariablement la même: c'était non. Monsieur Zisyadis souhaite que la Confédération institue un salaire minimum cantonal dans la Constitution fédérale dans tous les domaines d'activité économique, en tenant compte des différences régionales, des salaires fixés par conventions collectives de travail (CCT), de manière à ce que chacune et chacun puisse bénéficier d'un niveau de vie décent.
La Commission de l'économie et des redevances s'est penchée sur cette initiative et a refusé, par 13 voix contre 7, d'y donner suite. Pour la commission, cette question ne doit pas être réglée dans une loi, et à plus forte raison une disposition de ce genre ne doit pas être inscrite dans la Constitution fédérale. Selon un modèle qui a fait ses preuves, la fixation d'un salaire est le fruit d'une négociation entre partenaires sociaux dans le cadre d'une CCT. C'est le modèle suisse, qui fait notre force, qui donne de la flexibilité au monde du travail et qui garantit l'attractivité de la Suisse; c'est aussi ce modèle qui permet de trouver les meilleures solutions pour chaque branche.
Donner suite à cette initiative reviendrait à affaiblir le partenariat social: ne galvaudons pas les atouts incontestables de la Suisse que sont la flexibilité et le partenariat social, et évitons d'étatiser ce qui fonctionne très bien sans la mainmise de l'Etat. Il y a un paradoxe, un mélange des genres à vouloir inscrire dans la Constitution une prérogative souhaitée, et cela pour chaque canton. C'est oublier le découpage des cantons, dessinés pour certains à l'époque napoléonienne, où chaque point d'un canton devait être atteint depuis le chef-lieu en une journée de cheval. Imaginez ce que cela représenterait dans l'Arc lémanique ou dans la région zurichoise - qui sont des entités économiques à part entière: plusieurs cantons, différents niveaux de salaire pour une seule et même branche.
C'est pour ces raisons que la commission vous recommande de refuser de donner suite à cette initiative.
Es ist eine einfache Idee. Josef Zisyadis hat mit seiner parlamentarischen Initiative vorgeschlagen, dass auf kantonaler Ebene ein minimaler Lohn festgelegt und dass dies in der Bundesverfassung verankert wird. Das Parlament und der Bundesrat haben sich mehrmals mit dieser Idee befasst; sie ist ein Dauerbrenner, sie kommt immer wieder, und die Antwort ist jedes Mal ein Nein. Josef Zisyadis will diesen minimalen Lohn in der Bundesverfassung verankern; dann müsste man auch die regionalen Unterschiede und die Nuancen in Betracht ziehen. Man müsste diesen Mindestlohn für jede Wirtschaftsbranche festlegen.
Die WAK hat sich mit 13 zu 7 Stimmen entschieden, der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben.
Das bisherige Modell hat sich bewährt. Wir haben in der Schweiz eine Sozialpartnerschaft. Der Lohn ist das Resultat einer Verhandlung zwischen Sozialpartnern, Arbeitgebern und Arbeitnehmern, im Rahmen eines Gesamtarbeitsvertrags. Das ist das Schweizer Modell, das ist unsere Stärke, das hat uns auch Flexibilität gebracht; das ist sicher ein Trumpf - vor allem in dieser wirtschaftlich schwierigen Situation. Wir haben Mühe, wenn alles vermischt wird, z. B. die Finanz- und Bankenkrise mit dieser Problematik.
Es wäre auch ein fremdes Element im System, wenn jeder Kanton einen Minimallohn festlegen würde. Nehmen Sie an, dass im Grossraum Zürich oder im Arc lémanique, am Lac Léman, verschiedene Kantone in der gleichen Region unterschiedliche Lohnniveaus festlegen würden. Es wäre wirklich ein total fremdes Element, wenn der Bund ein Lohnniveau für jeden Kanton festlegen würde. Entweder haben die Kantone ihre Kompetenz nicht mehr, oder sie würden ein unterschiedliches Lohnniveau festlegen; das wäre ein Sammelsurium und sehr chaotisch. Das können wir natürlich nicht annehmen.
Demzufolge hat Ihre Kommission, die WAK, mit 13 zu 7 Stimmen entschieden, der parlamentarischen Initiative Zisyadis keine Folge zu geben.