Lexipedia

preparatory:AB 153381

Burkhalter Didier · Bundesrat · Neuenburg · 2010-09-30

Wortprotokoll

La notion d'employabilité est évidemment très importante. La question est de savoir si vous voulez vraiment l'avoir dans cette loi et à cet endroit-là. Le mot employabilité n'est peut-être pas le plus beau de la loi, mais le fait de trouver un emploi après avoir reçu son diplôme fonctionne très bien en Suisse, puisque à peu près 97 pour cent des diplômés trouvent un travail au bout d'une année, et même plus de 98 pour cent dans les cinq ans qui suivent. Donc, ce qui est bon en Suisse, c'est qu'une grande proportion de diplômés trouvent un emploi à la fin de leurs études.

On trouve la notion d'employabilité - peut-être avec d'autres mots parfois - dans les législations universitaires cantonales ainsi que dans les chartes des universités. Nous sommes d'avis que cela appartient aussi à la sphère d'autonomie des universités. C'est donc un point qui me paraît important, en particulier au Conseil des Etats où la plupart d'entre vous, et notamment Monsieur Gutzwiller, ont insisté sur ce point. A notre sens, cela relève véritablement de l'autonomie des universités. C'est utilisé déjà puisque, dans les législations cantonales, on retrouve cette volonté d'employabilité, parfois sous d'autres termes.

Vous voulez introduire la notion d'employabilité, cela a déjà été dit, dans l'accréditation institutionnelle où, en fait, les hautes écoles devraient, pour être accréditées, avoir un système de qualité qui garantit une évaluation de l'employabilité. C'est à vous de décider. Toujours est-il que l'employabilité dépendra de beaucoup de critères, et notamment de critères régionaux, de critères de conjoncture, qui n'ont en soi pas grand-chose à voir avec la haute école elle-même.

Nous préférons en rester à la version du Conseil fédéral et donc de la majorité de la commission. Si vous suivez la minorité, nous discuterons également de cette formulation avec le deuxième conseil.