preparatory:AB 175683
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2013-09-12
Wortprotokoll
Je pense que l'introduction d'un frein à l'endettement anticipé dans l'AVS serait imaginable si cette assurance ne nous posait pas des défis énormes. Nous ne sommes malheureusement pas dans cette situation, des défis très importants sont posés et donc, parce que ces défis sont importants et parce que nous attendons des déficits dès 2020 - des déficits qui seront très importants s'il ne se passe rien à partir de 2030 -, il nous paraît impossible de mener de manière isolée une discussion sur le frein à l'endettement sans que cela n'entraîne immédiatement des questions de fond très importantes sur le niveau des rentes, l'âge de la retraite et toutes les questions de financement additionnel qui sont au coeur d'une réforme telle que le souhaite le Conseil fédéral. Les conditions spécifiques que nous connaissons maintenant et les défis auxquels nous sommes confrontés, nous empêchent de considérer l'introduction d'un frein à l'endettement comme une réforme purement technique.
Pour cette raison-là et parce que ces conditions spécifiques sont données, le Conseil fédéral considère qu'il faut aborder ces questions ensemble. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons créer la transparence et la confiance dans l'ensemble du processus, ce qui devrait nous permettre d'avoir des majorités jusqu'à la fin et d'avoir une réforme qui puisse entrer en vigueur et produire des effets.
Le projet du Conseil fédéral n'est pas seulement de mener la discussion et de ne pas se préoccuper de ce qui se passera ensuite, mais de poser les questions, de trouver les réponses et de faire en sorte que, à la fin, une telle réforme puisse non seulement avoir été discutée, mais être acceptée et produire concrètement des effets.