preparatory:AB 193013
Levrat Christian · Ständerat · Freiburg · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-12-14
Wortprotokoll
Je souhaite faire les remarques suivantes. Tout d'abord, la discussion que nous menons sur la "loi chocolatière" a une portée concrète très limitée, puisque tout le monde s'accorde sur le fait que les crédits nécessaires seraient par la suite à apporter par le biais d'un crédit complémentaire. En outre, la portée concrète est d'autant plus limitée qu'il est vraisemblable que, au final, on accepte d'augmenter cette position.
Monsieur Lombardi vient toutefois de mettre le doigt sur l'élément décisif. La question est assez simple: est-il possible que le Conseil national impose une solution que le Conseil des Etats rejettera aujourd'hui à l'unanimité? Nous avions rejeté la coupe transversale de 125,2 millions de francs, par 33 voix contre 9 et 0 abstention, lors de notre précédent débat. Il n'y a cette fois-ci pas de proposition de minorité, ce qui me paraît sage, et nous devons faire en sorte qu'il y ait un échange raisonnable entre les conseils. C'est le premier objet de la législature sur lequel nous avons une divergence. Il me paraîtrait assez inquiétant que, pour ce premier objet, nous laissions la porte ouverte à un coup de force plutôt qu'à un échange entre gens civilisés visant à trouver une solution de compromis avec laquelle les uns et les autres puissent vivre.