preparatory:AB 214470
Berset Alain · Bundesrat · Freiburg · 2017-05-02
Wortprotokoll
Je vous remercie, Monsieur Grin, de votre question à laquelle il y a deux éléments de réponse.
Le premier élément concerne les conditions qu'il faut remplir pour pouvoir tenir une crèche ou une structure d'accueil et la développer. Nous souhaitons que la tenue et le développement d'une crèche puissent se faire dans des conditions qui soient bonnes, qui soient de qualité. Le département concerné, qui n'est pas le Département fédéral de l'intérieur, mais le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche, est constamment en train de vérifier que les exigences imposées sont vraiment nécessaires pour une bonne tenue des places d'accueil, sans pour autant qu'elles soient exagérées, évidemment.
Deuxièmement, je ne crois pas pouvoir suivre votre logique selon laquelle c'est à cause de ces exigences que les tarifs sont plus élevés en Suisse qu'à l'étranger. Les prix pratiqués en francs sont plus élevés qu'à l'étranger, évidemment, pour toutes sortes de raisons: parce que chez nous les salaires sont plus élevés, parce que le coût de la vie est plus élevé, parce que les loyers sont plus élevés, etc. Mais je n'ai pas parlé en francs, j'ai parlé en pour cent. C'est cela la question importante. Chez nous, une famille avec deux enfants doit consacrer 20 pour cent de son revenu pour avoir une place d'accueil trois jours et demi par semaine dans une crèche, avec des salaires pourtant plus élevés qu'en France et en Italie, tandis qu'à Lyon, à Salzbourg ou à Francfort, elle devrait y consacrer entre 4 ou 5 pour cent. C'est à cela que nous souhaitons nous attaquer. Sur les un peu moins de 100 millions de francs sur lesquels vous devez vous prononcer, la grande part, environ 80 millions, est directement allouée à la réduction des tarifs pour les familles. Ces 80 millions de francs iront directement dans la poche des familles concernées.