preparatory:AB 266146
Chiesa Marco · Ständerat · Tessin · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2020-09-08
Wortprotokoll
L'Assemblée parlementaire de l'OSCE réunit 323 députés des parlements des 57 Etats participants de l'OSCE. Sa mission principale est de faciliter le dialogue et la coopération interparlementaires afin de promouvoir la stabilité et la démocratie dans la zone OSCE.
En 2019, la délégation a concentré ses travaux sur trois axes principaux. Tout d'abord, le développement d'une résolution importante sur la régulation des activités des entreprises militaires et de sécurité privées. Dans un contexte où le marché des entreprises militaires et de sécurité privées ne cesse de croître, la délégation a souhaité rappeler aux Etats les responsabilités qui leur incombent quant au respect par ces entreprises privées des règles du droit international.
La délégation a également accepté d'héberger une conférence du groupe informel de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE consacrée à la Route de la soie. Cette conférence, qui a été tenue au début 2020 à Andermatt, était axée sur l'adéquation du projet d'infrastructure chinois "the Belt and Road Initiative" aux objectifs de développement durable figurant dans l'Agenda 2030.
Enfin, durant toute l'année sous revue, la délégation a consacré ses travaux au suivi de l'évolution de la situation en Ukraine de l'Est. Dans le cadre de sa présidence de la Commission de la démocratie, des droits de l'homme et des questions humanitaires de l'Assemblée parlementaire, l'ancienne conseillère nationale Kiener Nellen a effectué plusieurs visites de terrain dans les zones de conflits. Ces éléments sont développés dans un rapport que vous avez tous reçu.
Quelques mots encore sur la situation actuelle. Comme l'ensemble des assemblées parlementaires, l'Assemblée parlementaire de l'OSCE a dû renoncer à toute conférence en présentiel à compter du mois de mars. Au second semestre, les missions d'observation électorale font encore exception, telles que l'observation des élections présidentielles[NB]aux[NB]Etats-Unis et celle des élections législatives en Géorgie.
Depuis sa présidence, durant l'exercice 2014, la Suisse jouit d'une légitimité, d'une crédibilité importante au sein de l'OSCE. Depuis 2017, le Suisse Thomas Greminger occupait la fonction clé de secrétaire général de l'institution. Comme vous avez pu le voir dans la presse estivale, ce dernier n'a pas été reconduit à sa fonction en juillet dernier, de même que plusieurs autres représentants de l'OSCE. Actuellement, et jusqu'en décembre 2020, quatre postes clés à la tête de l'OSCE sont vacants, ce qui ne manque pas de soulever des préoccupations légitimes du côté de la délégation auprès de l'Assemblée parlementaire de l'OSCE. La délégation suit le développement de ce dossier de très près.