preparatory:AB 302518
Parmelin Guy · Bundesrat · Waadt · 2022-06-09
Wortprotokoll
Le Conseil fédéral partage l'avis de la commission sur l'importance de la relève scientifique et de ses conditions de travail, ainsi que sur l'égalité des chances. Il rappelle que ce domaine est de la compétence des hautes écoles et du Conseil des écoles polytechniques fédérales. Ces dernières années, les hautes écoles ont pris de nombreuses mesures. La Confédération a toujours soutenu leurs efforts et elle continue de le faire par les programmes du Fonds national suisse de la recherche scientifique, dans le cadre des messages FRI, avec un financement de base extrêmement solide et des contributions liées à des projets bien ciblés.
Ces efforts portent leurs fruits, avec des mesures prises sur plusieurs plans, la situation de la relève, il faut bien le constater, étant très hétérogène. Citons notamment l'introduction de la fonction de professeur assistant avec "tenure track", qui représentait à la fin 2020 7,5 pour cent du corps professoral, ce qui se rapproche de l'objectif de 10 pour cent fixé dans le message FRI 2017-2020.
Cependant, la grande majorité de la relève ne pourra pas entreprendre une carrière académique, mais elle jouera un rôle important en tant que spécialiste pour la société, pour l'économie. C'est pourquoi les universités ont pris des mesures également pour l'orientation de carrière de manière générale. Pour autant, l'encouragement de la relève doit se poursuivre en vue de la prochaine période FRI également. La Confédération l'a explicitement intégré dans ses mandats au Conseil des EPF et au FNS. La Conférence suisse des hautes écoles (CSHE) l'a fait dans son mandat à Swissuniversities pour la présentation, cet été, des planifications stratégiques respectives 2025-2028.
Toutes ces mesures montrent que, dans leurs sphères de compétence, tant les hautes écoles que la Confédération et les cantons poursuivent leur engagement en faveur de l'encouragement de la relève et vont continuer durant la période 2025-2028.
Pour ces raisons, le Conseil fédéral estime que des investigations supplémentaires, avec un rapport, n'apporteraient pas de réelle plus-value. Il vous propose donc de ne pas accepter ce postulat.