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preparatory:AB 60415

Darbellay Christophe · Nationalrat · Wallis · Christlichdemokratische Fraktion · 2005-12-07

Wortprotokoll

J'ai été attaqué tout à l'heure à titre personnel non pas par le loup, mais par des collègues. Je ne répondrai donc pas à ces interventions, mais je vous révélerai simplement ce qui a été dit à ce sujet en commission: à la position Exécution de la conservation des espèces, la commission a proposé d'économiser 500 000 francs sur les projets "grands prédateurs". Cela concerne le loup, l'ours, le lynx.

Je ne citerai ni un poète ni un scientifique, mais Monsieur Zuppiger, conseiller national, qui disait il y a quelques temps lors de ces débats que la réintroduction du loup coûtait à peu près ce que coûte le salaire cumulé de sept conseillers fédéraux. Aujourd'hui, la Suisse n'a vraisemblablement pas de loup, l'ours est reparti pour l'Italie où les hivers sont un peu plus doux, et le lynx est plus ou moins maîtrisé.

Il importe, pour la majorité de la commission, que les dégâts subis par les agriculteurs soient indemnisés correctement. Mais les mesures de prévention, le "monitoring", les études scientifiques de toutes sortes, les subventions pour la participation à des congrès internationaux nous semblent moins prioritaires. Un membre de la commission s'étant rendu sur place pour observer un tel projet nous a rapporté qu'il avait vu, dans un coin de pays, dix moutons, des chiens, un âne, cinq chiens en prison parce qu'ils avaient mordu des moutons - oui, ça arrive aussi! -, et puis une bergère payée par la Confédération, qui dormait sur la paille. Vous voyez que l'investissement est un peu disproportionné par rapport à l'effet final de ces mesures de prévention.

D'après les renseignements de l'administration, ces mesures sont allées jusqu'à coûter 2,6 millions de francs par année pour faire de la prévention contre un loup qui n'existait vraisemblablement pas ou pas souvent. Pour 2007, c'est 1,1 million de francs qui est prévu; il est donc parfaitement loisible de vouloir réduire ce crédit à 500 000 francs. C'est ce qu'a décidé la commission par 16 voix contre 7.

Il n'y a d'ailleurs pas de proposition de minorité; la proposition de minorité a été développée, dans le fond, par Monsieur Aeschbacher à la suite du dépôt de sa proposition.