Préambule
La République fédérale d’Allemagne (ci-après dénommée l’Allemagne),
la République française (ci-après dénommée la France) et
la Confédération suisse (ci-après dénommée la Suisse)
(conjointement dénommées ci-après les Participants),
et
le Royaume de Suède (ci-après dénommé la Suède),
le Royaume de Norvège (ci-après dénommé la Norvège)
(les Participants, la Suède et la Norvège sont ci-après conjointement dénommés les Etats membres participants),
et
l’Agence spatiale européenne, établie par la Convention ouverte à la signature à Paris le 30 mai 1975 et entrée en vigueur le 30 octobre 1980, (ci-après dénommée l’ASE ou l’Agence, et ci-après dénommée, conjointement avec les Etats me m bres participants, les Parties),
vu l’Accord entre la Suède, certains Etats membres de l’Organisation européenne de recherches spatiales et l’Organisation européenne de recherches spatiales concernant un projet spécial relatif au lancement de fusées-sondes , fait à Neuilly-sur-Seine le 20 décembre 1971, amendé par l’Acte final de la Conférence des plénipotentiaires en vue de la prorogation de l’Accord ESRANGE en date du 17 mars 1977 et amendé ultérieurement à diverses occasions, y compris les amendements respectifs concernant l’adhésion totale du Royaume de Norvège à l’Accord du 2 juillet 1990 (dénommé l’Accord de projet spécial Esrange Andøya ou Accord EASP), et en particulier l’art. 14 dudit Accord EASP, qui prévoit d’éventuels amendements,
considérant la volonté des Parties de consolider les diverses modifications et amendements apportés à l’Accord EASP dans un texte unique, il a été convenu que ces amendements et modifications seraient pris en compte dans la version du présent Accord (dénommé ci-après l’Accord EASP révisé ou le présent Accord),
vu la Résolution sur l’avenir de l’Europe spatiale (ESA/C-M/CXLI/Rés. 1 [Final]) adoptée par le Conseil de l’ASE au niveau ministériel le 11 mai 1999,
vu le Chapitre II.5 de la Résolution ESA/C-M/CXLI/Rés. 2 (Final) adoptée par le Conseil de l’ASE au niveau ministériel le 12 mai 1999,
vu la Résolution relative au niveau de financement du Projet spécial pour la période 2001 à 2005, adoptée à l’unanimité par les Gouvernements des Etats membres participants le 7 juin 2000 et acceptée à l’unanimité par le Conseil de l’ASE des 19 et 20 octobre 2000, ESA/PAC/LVII/Rés. 1 (Final) (dénommée ci-après la Résolution),
vu la Résolution additionnelle relative au niveau de financement du Projet spécial Esrange/Andøya pour la période 2001 à 2005, adoptée à l’unanimité par les Gouvernements des Etats membres participants le 30 juin 2003 et acceptée par le Conseil de l’ASE le 25 septembre 2003, ESA/PAC/LXIV/Rés. 1 (Final) (dénommée ci‑après la Résolution additionnelle),
considérant que, au cours des trente dernières années, l’Europe a tiré de grands avantages de l’espace, grâce à la volonté des pays européens d’investir dans le développement et l’application de systèmes spatiaux,
compte tenu de l’évolution du rôle géopolitique de l’Europe, ainsi que de l’intérêt croissant pour l’espace comme outil important pour la mise en œuvre de politiques et l’amélioration de la qualité de vie globale des citoyens, et considérant qu’il est encourageant de multiplier les avantages des systèmes spatiaux et de leurs applications grâce à une collaboration plus étroite,
considérant que la nature stratégique des investissements de l’Europe dans les systèmes spatiaux et les systèmes au sol exige une attention permanente de la part de ses détenteurs publics, et que la poursuite de la mise en réseau des capacités et compétences techniques en Europe est donc nécessaire, en tirant profit de l’expérience et des connaissances acquises dans le cadre de l’initiative relative au Réseau de Centres Techniques,
considérant que l’objectif des Etats participant à l’EASP a été de garantir la disponibilité de l’infrastructure et des compétences de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya (chacun étant ci-après également dénommé individuellement le champ de tir et les deux étant collectivement dénommés les champs de tir) en matière de recherche spatiale et atmosphérique parmi les pays européens,
constatant que, actuellement, les champs de tir sont exploités par des entités indépendantes et que l’Esrange est détenu et exploité par la Swedish Space Corporation alors que le champ de tir d’Andøya est détenu et exploité par Andøya Rocket Range AS (chacune de ces entités étant dénommée ci-après «l’Exploitant» et les deux ensemble étant dénommées «les Exploitants»),
constatant que, entre 1972 et 2002, environ 1000 fusées-sondes de différentes dimensions allant de la petite Super Lokis aux fusées hautes performances telles que Castor 4B et Black Brant XII ont été lancées des champs de tir, qu’environ 1000 ballons stratosphériques ont été lancés, et que l’EASP a ainsi été d’une importance extraordinaire pour la communauté scientifique, et
considérant que la maintenance et l’exploitation continues des moyens et installations de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya sont les conditions préalables pour garantir la capacité européenne à développer la recherche et la technologie spatiales et atmosphériques,
sont convenus de ce qui suit:
Art.
1
Objectifs
Pour atteindre ces objectifs, les Parties sont convenues de favoriser le renforcement de la coopération et de la coordination d’ensemble entre les organisations participant aux lancements de fusées-sondes et de ballons sous une direction plus souple en matière de compétence du personnel, de moyens pour le lancement des fusées-sondes et des ballons et autres ressources disponibles, de manière à réduire les double emplois et à optimiser la réutilisation de systèmes, d’expertise et de compétences existants dans le domaine des services propres aux fusées-sondes et aux ballons.
Les objectifs des Parties au présent Accord sont:
- de garantir la disponibilité future de moyens de lancement pour les fusées-sondes et les ballons stratosphériques;
- de parvenir à une utilisation plus efficace de ces moyens.
Art.
2
Organisation
L’Esrange et le champ de tir d’Andøya sont les moyens et installations qui permettent le lancement de fusées-sondes et de ballons stratosphériques à partir de ces sites.
Le terme champ(s) de tir comprend tout et chacun des équipements, infrastructure, moyens, propriété intellectuelle, savoir-faire, personnel, services, et autres ressources nécessaires au lancement de fusées-sondes et de ballons stratosphériques au lieu et suivant les conditions dans lesquelles ces lancements sont effectués de temps en temps.
Les champs de tir sont, en vertu du présent Accord, utilisés dans le but de promouvoir la collaboration entre les Etats européens en matière de recherche et de technologie spatiales et atmosphériques, à des fins exclusivement pacifiques.
Les services fournis par l’Esrange sont décrits de manière plus détaillée à l’annexe I. Les services fournis par le champ de tir d’Andøya sont décrits de manière plus détaillée à l’annexe II.
Des accords spécifiques relatifs à l’application du présent Accord en ce qui concerne l’utilisation d’un champ de tir peuvent être conclus dans des cas particuliers par l’Exploitant du champ de tir et par l’entité l’utilisant.
Art.
3
Engagements de la Suède et de la Norvège
Moyens et installations La Suède et la Norvège s’engagent à entretenir et à maintenir en condition opérationnelle les moyens et installations de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya respectivement. Les règlements de sécurité s’appliquant aux champs de tir seront définis par les autorités suédoises et norvégiennes respectivement.
Activités de fusées-sondes
- La Suède est tenue de faire en sorte que les services de l’Esrange sont mis à la disposition de chacun des Participants et de la Suède pour les activités de fusées-sondes dans les conditions énoncées ci-après.
- La Norvège est tenue de faire en sorte que les services du champ de tir d’Andøya sont mis à la disposition de chacun des Participants et de la Norvège pour les activités de fusées-sondes dans les conditions énoncées ci‑après.
Activités de ballons stratosphériques
- La Suède est tenue de faire en sorte que les services de l’Esrange sont mis à la disposition de chacun des Participants et de la Suède pour les activités de ballons stratosphériques dans les conditions énoncées ci-après.
- La Norvège est tenue de faire en sorte que les services du champ de tir d’Andøya sont mis à la disposition de chacun des Participants et de la Norvège pour les activités de ballons stratosphériques dans les conditions énoncées ci-après.
Disponibilité des champs de tir pour d’autres utilisateurs
- La Suède et la Norvège sont autorisées à mettre également à la disposition de tout utilisateur, entité ou organisation, non financé par un Etat membre participant, l’Esrange et le champ de tir d’Andøya pendant leurs jours opérationnels respectifs comme stipulé à l’art. 5, par. 1.
- Pour cette utilisation des champs de tir, les clients sont facturés aux prix du marché, étant entendu que les montants ainsi facturés sont toujours supérieurs aux frais opérationnels définis à l’Article 5 ci-dessous.
- Si l’Exploitant de l’Esrange ou l’Exploitant du champ de tir d’Andøya reçoit, pour la même période, une demande d’utilisation de la part d’un Etat membre participant et de la part d’un autre utilisateur, entité ou organisation, de telle sorte que les deux demandes ne puissent être satisfaites, l’Exploitant du champ de tir donne la priorité à la demande de l’Etat membre participant.
Art.
4
Contributions annuelles aux coûts de maintenance de base
Les Etats membres participants contribuent aux coûts de maintenance de base comme énoncé ci-après.
Compte tenu des intérêts divers des Participants en ce qui concerne respectivement l’utilisation de l’Esrange et celle du champ de tir d’Andøya, et des différentes exigences relatives aux activités de fusées-sondes et aux activités de ballons stratosphériques, les Participants sont convenus du montant des contributions aux coûts de maintenance de base des champs de tir. Le montant total de ces contributions (aux conditions économiques de 2004) s’élève à une somme forfaitaire annuelle de 4 089 009 euros pour l’Esrange, de 3 058 186 euros pour le champ de tir d’Andøya, et de 189 255 euros pour le Secrétariat du PAC, actualisables conformément à l’annexe III, section 3 du présent Accord. Le barème des contributions aux coûts de maintenance de base, auxquels s’ajoutent les coûts mentionnés à l’art. 7 ci-après, est précisé dans la section 2 de l’annexe III.
La Suède et la Norvège contribuent aux coûts de maintenance de base de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya respectivement, conformément aux dispositions de l’annexe III, section 2.
Le montant des contributions mentionnées à l’art. 4, par. 2 et 3 ci-dessus peut être révisé conformément aux dispositions de l’art. 10, par. 3, ci-après.
Art.
5
Frais opérationnels et remboursement des coûts
Le nombre total de jours opérationnels, pour les champs de tir, à répartir entre les Etats membres participants, est de 336 jours par an. Reconnaissant les intérêts respectifs des Etats membres participants mentionnés à l’art. 4 ci-dessus, chacun des Etats membres participants a droit à un nombre de jours spécifié pour l’utilisation opérationnelle des champs de tir au prorata de sa contribution aux coûts de maintenance de base mentionnés à l’art. 4, comme stipulé à l’annexe III, section 2. Ces jours peuvent être répartis entre les champs de tir suivant les besoins des Etats membres participants, à ceci près que la Suède qui n’a accès qu’à l’Esrange et de la Norvège n’a accès qu’au champ de tir d’Andøya.
Au titre de l’utilisation opérationnelle effective des champs de tir, les Etats membres participants doivent s’acquitter des frais opérationnels mentionnés à l’annexe III, section 1 (ci-après dénommés les «Frais opérationnels») par jour en sus de leurs contributions aux coûts de maintenance de base, couvrant ainsi les services opérationnels fournis à partir des champs de tir.
Les services couverts par les frais opérationnels sont les services fournis à partir de l’Esrange décrits à l’annexe I, section 1, ainsi que les services fournis à partir du champ de tir d’Andøya décrits à l’annexe II, section 1.
En ce qui concerne les activités de fusées-sondes, des services supplémentaires spécifiés à l’annexe I, section 2 et à l’annexe II, section 2, seront proposés par les Exploitants de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya respectivement, sur la base d’un remboursement des coûts, aux Etats membres participants.
En ce qui concerne les activités de ballons stratosphériques, des services supplémentaires, spécifiés à l’annexe I, section 2 et à l’annexe II, section 2, seront proposés par les Exploitants de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya respectivement, sur la base d’un remboursement des coûts, aux Etats membres participants.
Les services définis à l’annexe I, section 3 et à l’annexe II section 3, seront proposés par les Exploitants de l’Esrange et du champ de tir d’Andøya dans des conditions à spécifier.
Art.
6
Comité consultatif des programmes (PAC)
Les Etats membres participants conviennent de maintenir le Comité consultatif des programmes (ci-après dénommé le PAC), constitué d’un représentant de chaque Etat membre participant auquel peuvent se joindre, lors des réunions du PAC, des experts désignés en tant que de besoin. Un représentant du Directeur général de l’ASE peut assister aux séances du PAC. La présidence du PAC est renouvelée tous les deux ans parmi les représentants des Etats membres participants.
Le PAC est chargé d’examiner les questions suivantes avec les Exploitants des champs de tir et de les conseiller dans ces domaines:
- les programmes de lancement annuels et les questions de priorités associées;
- les directives relatives à la procédure à suivre concernant les demandes d’utilisation des champs de tir;
- tout prix facturé aux utilisateurs, comme mentionné à l’art. 3, par. 4, al. b;
- les plans d’amélioration des champs de tir;
- toutes questions pouvant lui être soumises concernant l’harmonisation des activités de fusées-sondes et de ballons sur les champs de tir;
- les règlements de sécurité s’appliquant aux champs de tir;
- les fonctions du Secrétariat du PAC; et
- toute proposition d’amendements aux annexes.
La Suède et la Norvège sont tenues de faire en sorte que le PAC reçoive chaque année, en ce qui concerne respectivement l’Esrange et le champ de tir d’Andøya, une comptabilité des revenus mentionnés à l’art. 3, par. 4, al. b, ventilés par campagne, des contributions mentionnées à l’art. 4, par. 2, des frais opérationnels mentionnés à l’art. 5, par. 2 et des dépenses correspondantes.
Le PAC doit, chaque année, conseiller les Etats membres participants en ce qui concerne le budget EASP.
Art.
7
Rôle de l’Agence spatiale européenne
L’ASE assiste les Etats membres participants dans la mise en œuvre du présent Accord et fournit en particulier, sur demande:
- des conseils scientifiques généraux sur les objectifs des champs de tir, en fonction de son expérience antérieure;
- des fournitures et des services administratifs, ainsi que des conseils d’ordre juridique et autres; et
- organise tous les deux ans un symposium sur les fusées-sondes et les ballons.
Le PAC dispose d’un Secrétariat situé dans les locaux du Centre européen de recherche et de technologie spatiales (ESTEC). Les tâches du Secrétariat sont exécutées par des membres du personnel de l’Agence.
Les fonctions du Secrétariat du PAC sont spécifiées de manière plus détaillée à l’annexe IV au présent Accord.
Les coûts de fonctionnement du PAC et de son Secrétariat font l’objet de la part des Etats membres participants d’un remboursement qui intervient en même temps que le versement de leurs contributions aux coûts de maintenance de base comme mentionné à l’annexe III, section 2.
Art.
8
Responsabilités internationales – Assurance et Indemnisation
Responsabilités internationales
- Tout Participant concerné indemnise respectivement la Suède et la Norvège eu égard à toute action susceptible d’être engagée à leur encontre conformément au droit international au titre des responsabilités qui leur incombent, du fait de l’exécution de sa campagne de fusées-sondes ou de ballons stratosphériques en vertu du présent Accord. Si plusieurs Participants mènent conjointement une campagne de fusées-sondes ou de ballons stratosphériques, les activités de cette campagne sont attribuées au Participant dont les jours opérationnels correspondent à l’utilisation effective du champ de tir. Ce Participant est considéré comme le seul responsable envers la Suède et la Norvège de l’indemnisation à verser en vertu du présent Accord, nonobstant tout accord sur la répartition des coûts de cette indemnisation entre les Participants concernés.
- Au cas où une action telle que mentionnée ci-dessus serait engagée à l’encontre de la Suède ou de la Norvège, la Suède ou la Norvège doit en informer l’ensemble des Parties au présent Accord. Tout Participant concerné a le droit de se joindre à la Suède ou à la Norvège à l’encontre d’une telle action. L’ASE n’est en aucun cas réputée responsable de dommages découlant de l’exécution du présent Accord.
Polices d’assurance
- Afin de garantir la responsabilité civile des Etats membres participants en ce qui concerne tout dommage corporel ou matériel résultant du lancement de fusées-sondes ou de ballons stratosphériques ou du transport ou stockage effectué pour les lancements, les Etats membres participants veillent à ce qu’une assurance soit souscrite conformément au par. b) ci-dessous.
- L’assurance est souscrite auprès d’une compagnie d’assurance agréée conformément à la législation de l’Espace Economique Européen. Les clauses du contrat d’assurance sont déterminées après consultation de la Suède et de la Norvège respectivement. Le contrat d’assurance prévoit, dans ses conditions, le droit de toute personne ayant subi un dommage corporel ou matériel d’engager directement une action pour indemnisation contre l’assureur.
- La Suède et la Norvège souscrivent chacune, si demande leur en est faite et si cela est possible, une police d’assurance appropriée au nom d’un ou de plusieurs Participants, étant entendu que les Participants remboursent l’Etat concerné pour les primes versées.
- L’ASE assiste les Etats membres participants en ce qui concerne la souscription de ces polices et donne des conseils d’ordre juridique afin de s’assurer que les dispositions du présent paragraphe sont respectées.
Art.
9
Entrée en vigueur, durée et résiliation
Les Etats membres participants expriment leur consentement à être liés par le présent Accord soit par la signature définitive du présent Accord sans aucune réserve, soit, en cas de signature soumise à ratification, acceptation ou approbation, par notification de la ratification, de l’acceptation ou de l’approbation du présent Accord adressée par l’Etat membre participant concerné au dépositaire. Le présent Accord entre en vigueur dès lors qu’au moins quatre Etats membres participants et l’ASE ont notifié leur consentement selon les modalités énoncées ci-dessus, à la date de réception par le dépositaire du consentement de la dernière de ces Parties. Pour tout autre Etat membre participant, il entre en vigueur à la date où ce dernier notifie au dépositaire son consentement. Dès lors qu’au moins quatre Etats membres participants et l’ASE ont notifié au dépositaire leur consentement, les dispositions du présent Accord s’appliquent à partir du 1 er janvier 2006 aux Parties ayant préalablement notifié leur consentement au dépositaire selon les modalités énoncées ci‑dessus. Pour tout autre Etat membre participant, ces dispositions s’appliquent à la date où ce dernier a notifié au dépositaire son consentement. Le présent Accord reste en vigueur jusqu’au 31 décembre 2010 et sera tacitement reconduit par la suite de cinq ans en cinq ans jusqu’à ce que les Etats membres participants décident de le dénoncer conformément à l’art. 9, par. 3, ci-dessous.
Tout Etat membre participant pourra, à l’issue de la première période de cinq ans ou une période ultérieure mentionnée au par. 1 ci-dessus, suspendre sa participation au présent Accord, sans frais supplémentaires, en adressant notification écrite au dépositaire du présent Accord six mois au plus tard avant la fin de la période de cinq ans en cours.
Tout Etat membre participant qui, après la première période de cinq ans ou une période ultérieure mentionnée au par. 1 ci-dessus, souhaitera dénoncer le présent Accord en informera par écrit le dépositaire de l’Accord EASP révisé. Le dépositaire en informera les autres signataires. Les Etats membres participants décideront, à la majorité des deux tiers, de la date de cessation d’effet du présent Accord et des dispositions y afférentes.
Art.
10
Modifications
Le présent Accord pourra être modifié à la demande de l’un quelconque des Etats membres participants ou de l’ASE.
Les amendements entreront en vigueur à la date de réception, par le dépositaire, de la dernière des notifications par lesquelles une des Parties aura consentie à être liée par le présent Accord.
Les prestations de services, frais, remboursements de coûts et contributions mentionnés à l’art. 4, par. 2 et 3 du présent Accord et dans ses annexes peuvent être révisés par décision prise à l’unanimité au sein du PAC.
Art.
11
Nouvelles Parties
Les Etats membres de l’ASE peuvent devenir Partie au présent Accord dès que celui-ci sera entré en vigueur, sous réserve que:
- les autres Etats, parties au présent Accord, l’acceptent, et que
- l’Etat considéré dépose un instrument d’adhésion auprès du dépositaire.
Art.
12
Annexes
Les annexes I, II, III et IV au présent Accord forment partie intégrante de celui-ci.
Art.
13
Règlement des différends
Tout différend survenant entre deux ou plusieurs des Etats membres participants, ou entre l’un d’entre eux et l’ASE, relatif à l’interprétation ou l’application du présent Accord et qui ne peut être réglé à l’amiable est soumis, à la demande de l’une ou l’autre des parties au différend, à un arbitre unique nommé par le Président de la Cour internationale de justice. Cet arbitre ne peut être un ressortissant d’un Etat partie au différend.
Les Parties au présent Accord qui ne sont pas des parties au différend en sont informées en temps utile et ont le droit de se joindre à la procédure.
Art.
14
Enregistrement du présent Accord
Dès l’entrée en vigueur, le présent Accord sera enregistré par le Gouvernement français auprès du Secrétariat des Nations Unies.
Art.
15
Dépositaire
Le Gouvernement de la République Française, dépositaire du présent Accord EASP révisé, notifie aux Etats membres de l’ASE toute signature, ratification, adhésion et approbation ainsi que la date d’entrée en vigueur du présent Accord et de toute modification de celui-ci.
Dans les langues anglaise et française, les deux textes faisant également foi, en un exemplaire unique qui sera déposé dans les archives du dépositaire, lequel en délivrera des copies certifiées conformes à chacun des Etats membres participants et à l’ASE.
Fait à Paris, le 17 juin 2004.
Annexes I à IV
Description des services fournis par l’Esrange (annexe I), par le champ de tir d’Andøya (annexe II), des prix et coûts associés (annexe III) et des fonctions du Secrétariat de l’ASE/PAC (annexe IV).
Annexe III
1. Coûts d’exploitation
En application de l’art. 5, par. 2 de l’Accord EASP révisé, les Etats membres participants devront payer une participation aux frais pour chaque jour de campagne. Pour les deux champs de tirs, la somme s’élève pour l’année 2004 à 3990 euros par jour de campagne aux conditions économiques de 2004. Les coûts d’utilisation seront actualisés selon les modalités énoncées à l’annexe III section 3.
Année 2004:
1.1 Campagne de lancement de fusées télécommandées
La fusée Maxus, par exemple, relève de cette catégorie.
Tarification: sur devis.
1.2 Campagne de lancement de fusées de grande envergure
Campagne de lancement de fusées équipées nécessitant une télémesure, la localisation et une assistance permanente au niveau du fonctionnement et des opérations. Texus, Maser et MIDAS sont des exemples de campagnes de lancement de fusées de grande envergure.
Tarification: coût d’utilisation total.
1.3 Campagne de lancement de fusées à moyens limités
Campagne de lancement de fusées n’exigeant qu’une assistance limitée au niveau du fonctionnement et des opérations: campagne de lancement de fusée météorologique, par exemple. Besoin limité ou inexistant en instruments scientifiques au sol. Les campagnes faisant intervenir des catasphères et des charges utiles de paillettes font partie de cette catégorie.
Tarification
: sur devis, jusqu´à la moitié du coût d’utilisation total.
1.4 Campagne de lancement de ballons de grande envergure
Campagne de lancement de ballons avec des charges utiles et des chaînes de vol complexes, exigeant une assistance permanente au niveau du fonctionnement et des opérations, ainsi qu’une infrastructure adaptée. Tous les systèmes de chaînes de vol sont fournis par le client dans ce type de campagne.
Tarification
: moitié du coût d’utilisation total.
1.5 Campagne de lancement de ballons à moyens limités
Tout autre type de campagne de lancement de ballons.
Tarification
: sur devis, jusqu’à la moitié du coût d’utilisation total.
2. Frais de maintenance de base et de secrétariat
En application de l’art. 4, par. 2 et 3 de l’Accord EASP révisé, les Etats membres participants devront participer aux coûts de maintenance de base annuels et aux frais de secrétariat de l’ASE/PAC. Les coûts de maintenance de base et de secrétariat aux conditions économiques de 2004 sont détaillés ci-dessous. Ces coûts seront actualisés selon les modalités énoncées à l’annexe III, section 3.
3. Actualisation des participations aux frais de maintenance
de base et aux coûts de secrétariat et d’utilisation
A la suite de l’adoption par le Conseil, lors de sa session des 14 et 15 décembre 1999 de la résolution ESA/C/CXLIV/Res. 2, les budgets sont établis aux conditions économiques de l’année des opérations.
Les mêmes principes d’actualisation des budgets que ceux appliqués pour les activités obligatoires de l’ASE seront appliqués pour l’actualisation des budgets du Projet spécial. Par conséquent, c’est l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de la zone euro, indice publié par Eurostat au 1 er janvier de chaque année, qui est pris en compte. Le budget sera actualisé tous les ans en fonction de l’IPCH. Les chiffres utilisés sont les chiffres du mois de novembre deux ans avant l’année en cours (pour l’année 2006, on utilisera les chiffres de novembre 2004).
Chaque année, les deux champs de tir envoient au siège de l’ASE un récapitulatif des chiffres de l’année précédente concernant les dépenses réelles et les revenus, ainsi qu’une ventilation faisant ressortir les coûts de chaque campagne. Le récapitulatif des dépenses est également présenté au PAC. Les chiffres concernant les dépenses sont répartis en quatre catégories, à savoir le personnel, les dépenses courantes, les installations et les dépenses en capital. Chaque catégorie est également suivie d’une note explicative. Les chiffres de dépenses réelles servent de base à la ventilation des quatre catégories qui doit être appliquée au début de l’année suivante avec les chiffres du nouveau budget. Les chiffres du nouveau budget sont préparés par l’ASE en tenant compte de l’IPCH en cours.
Les Autorités des champs de tir ont la possibilité de réaffecter le pourcentage des différentes catégories de dépenses au cours de l’exercice.
En application du chap. II, art. 4, par. 2 du Règlement financier, ESA/C(2004)3, le PAC et le Comité Administratif et Financier sont priés de recommander aux Etats membres participants d’approuver, lors d’une session du Conseil, le projet de budget pour l’année suivante.