Le canton de Fribourg est un État de droit libéral, démocratique et social.
C’est l’un des cantons de la Confédération suisse.
Nous, peuple du canton de Fribourg,
croyant en Dieu ou puisant nos valeurs à d’autres sources,
conscients de notre responsabilité envers les générations futures,
désireux de vivre notre diversité culturelle dans la compréhension mutuelle,
déterminés à bâtir une société ouverte, prospère et solidaire, garante des droits fondamentaux et respectueuse de l’environnement,
nous nous donnons la présente Constitution.
Le canton de Fribourg est un État de droit libéral, démocratique et social.
C’est l’un des cantons de la Confédération suisse.
Le canton comprend le territoire qui lui est garanti par la Confédération.
Sa capitale est la ville de Fribourg, Freiburg en allemand.
Ses armoiries sont: «Coupé de sable et d’argent».
Les buts de l’État sont:
L’État poursuit ces buts dans le respect de la liberté et de la responsabilité de l’être humain ainsi que du principe de subsidiarité.
Toute activité de l’État se fonde sur le droit, répond à un intérêt public et est proportionnée au but visé.
Le canton de Fribourg collabore avec la Confédération et les autres cantons ainsi qu’avec les organisations régionales, nationales et internationales.
Il favorise la collaboration intercantonale et interrégionale.
Le français et l’allemand sont les langues officielles du canton.
Leur utilisation est réglée dans le respect du principe de la territorialité: l’État et les communes veillent à la répartition territoriale traditionnelle des langues et prennent en considération les minorités linguistiques autochtones.
La langue officielle des communes est le français ou l’allemand. Dans les communes comprenant une minorité linguistique autochtone importante, le français et l’allemand peuvent être les langues officielles.
L’État favorise la compréhension, la bonne entente et les échanges entre les communautés linguistiques cantonales. Il encourage le bilinguisme.
Le canton favorise les relations entre les communautés linguistiques nationales.
Toute personne est tenue d’accomplir les devoirs que lui imposent la Constitution et la législation.
Elle assume sa part de responsabilité envers elle-même, autrui, la collectivité et les générations futures.
Les collectivités publiques interviennent en faveur de l’individu en complément de ses propres capacités.
La dignité humaine est intangible.
Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Personne ne doit subir de discrimination.
La femme et l’homme sont égaux en droit. Ils ont droit en particulier au même salaire pour un travail de valeur égale. L’État et les communes veillent à l’égalité de droit et de fait, notamment dans les domaines de la famille, de la formation, du travail et, dans la mesure du possible, pour l’accès à la fonction publique.
L’État et les communes prennent des mesures en vue de compenser les inégalités qui frappent les handicapés et de favoriser leur autonomie et leur intégration économique et sociale.
Toute personne a le droit d’être traitée par les organes étatiques sans arbitraire et conformément aux règles de la bonne foi.
Tout être humain a droit à la vie.
Toute personne a droit à la liberté personnelle, notamment à l’intégrité physique et psychique et à la liberté de mouvement.
Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile, de sa correspondance et de ses télécommunications.
Elle a le droit d’être protégée contre l’usage abusif de données qui la concernent.
Le droit au mariage et à la famille est garanti.
La liberté de choisir une autre forme de vie en commun que le mariage est reconnue.
Le droit d’enregistrer un partenariat pour les couples de même sexe est garanti.
La liberté de conscience et de croyance est garantie.
Toute personne a le droit de choisir librement sa religion et de se forger des convictions philosophiques ainsi que de les professer individuellement ou en communauté.
Toute personne a le droit d’adhérer à une communauté religieuse, d’y appartenir ou de la quitter, et de suivre un enseignement religieux.
Toute contrainte, tout abus de pouvoir et toute manipulation sont interdits.
Le libre choix du domicile et du lieu de séjour est garanti.
La liberté de la langue est garantie.
Celui qui s’adresse à une autorité dont la compétence s’étend à l’ensemble du canton peut le faire dans la langue officielle de son choix.
Le droit à un enseignement de base suffisant et gratuit est garanti.
La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties.
Le droit à l’information est garanti. Toute personne peut consulter les documents officiels dans la mesure où aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s’y oppose.
La liberté des médias et le secret de rédaction sont garantis.
La censure est interdite.
La liberté de l’art est garantie.
La liberté de l’enseignement et de la recherche scientifiques est garantie.
Les scientifiques assument leur responsabilité envers les êtres humains, les animaux, les plantes et leurs bases vitales.
Toute personne a le droit de créer une association, d’en faire partie et de participer à ses activités. Personne ne peut y être contraint.
Toute personne a le droit d’organiser une réunion ou une manifestation et d’y prendre part. Personne ne peut y être contraint.
La loi peut soumettre à autorisation les réunions et les manifestations organisées sur le domaine public.
Les réunions et les manifestations doivent être autorisées si elles ne portent pas une atteinte disproportionnée aux intérêts des autres usagers et si un déroulement ordonné est assuré.
Le droit de pétition est garanti. L’autorité interpellée donne une réponse motivée.
La liberté économique est garantie.
Elle comprend notamment le libre choix de la profession, le libre accès à une activité économique lucrative privée et son libre exercice.
Les travailleurs, les employeurs et leurs organisations ont le droit de se syndiquer pour la défense de leurs intérêts, de créer des associations et d’y adhérer ou non.
Les conflits sont, autant que possible, réglés par la négociation ou la médiation.
La grève et la mise à pied collective sont licites quand elles se rapportent aux relations de travail et sont conformes aux obligations de préserver la paix du travail ou de recourir à une conciliation.
La loi peut interdire le recours à la grève à certaines catégories de personnes.
La propriété est garantie.
Une pleine indemnité est due en cas d’expropriation ou de restriction de la propriété qui équivaut à une expropriation.
Les parties ont droit à ce que leur cause soit traitée équitablement et jugée dans un délai raisonnable.
Elles ont le droit d’être entendues.
Les décisions doivent être motivées par écrit. La loi règle les exceptions.
Toute personne qui ne dispose pas de ressources suffisantes a droit à l’assistance judiciaire gratuite, à moins que sa cause ne paraisse dépourvue de toute chance de succès. Elle a en outre droit à l’assistance gratuite d’un défenseur, dans la mesure où la sauvegarde de ses droits le requiert.
La situation particulière des enfants, des jeunes et des jeunes adultes doit être prise en considération.
Toute personne a droit à ce que sa cause soit jugée par une autorité judiciaire. La loi peut exclure l’accès au juge dans des cas exceptionnels.
Toute personne dont la cause doit être jugée dans une procédure judiciaire a droit à ce qu’elle soit portée devant un tribunal établi par la loi, compétent, indépendant et impartial. Les tribunaux d’exception sont interdits.
Les débats et le prononcé du jugement sont publics. La loi peut prévoir des exceptions.
Toute personne est présumée innocente tant qu’elle n’a pas fait l’objet d’une condamnation entrée en force.
Tout prévenu a le droit d’être informé, dans les plus brefs délais et de manière détaillée, des infractions qui lui sont reprochées. Il doit avoir la possibilité de faire valoir les droits de la défense.
Toute personne condamnée a le droit de déférer le jugement à une juridiction supérieure.
Chaque femme a droit à des prestations qui garantissent sa sécurité matérielle avant et après l’accouchement.
Une assurance maternité couvre la perte de gain.
Les mères sans activité lucrative reçoivent des prestations équivalant au moins au montant de base du minimum vital; celles qui ont une activité lucrative à temps partiel y ont droit proportionnellement.
L’adoption et la naissance sont mises sur pied d’égalité si l’enfant adopté n’est pas celui du conjoint et si son âge ou sa situation le justifient.
Les enfants et les jeunes ont le droit, subsidiairement au rôle de la famille, d’être aidés, encouragés et encadrés dans leur développement afin de devenir des personnes responsables.
Ils ont droit à une protection particulière de leur intégrité physique et psychique, y compris au sein de leur famille.
Dans la mesure où ils sont capables de discernement, ils exercent eux-mêmes leurs droits.
Les personnes âgées ont droit à la participation, à l’autonomie, à la qualité de vie et au respect de leur personnalité.
Toute personne dans le besoin a le droit d’être logée de manière appropriée, d’obtenir les soins médicaux essentiels et les autres moyens indispensables au maintien de sa dignité.
Toute personne en situation de détresse parce que victime d’une infraction grave, d’une catastrophe naturelle ou d’autres événements semblables a droit à un soutien approprié.
Les enfants et les jeunes victimes d’infractions ont droit à une aide spéciale.
Les autorités veillent à ce que les droits fondamentaux et sociaux, dans la mesure où ils s’y prêtent, soient aussi réalisés dans les relations entre particuliers.
Toute restriction d’un droit fondamental ou social doit être fondée sur une base légale. Les restrictions graves doivent être prévues par une loi. Les cas de danger sérieux, direct et imminent sont réservés.
Toute restriction d’un droit fondamental ou social doit être justifiée par un intérêt public ou par la protection d’un droit fondamental ou social d’autrui.
Toute restriction d’un droit fondamental ou social doit être proportionnée au but visé.
L’essence des droits fondamentaux et sociaux est inviolable.
Ont le droit de voter et d’élire en matière cantonale, s’ils sont majeurs:
La loi règle l’exclusion du droit de voter et d’élire.
Le peuple élit les membres du Grand Conseil, ceux du Conseil d’État, les préfets et les membres fribourgeois du Conseil des États.
Les membres du Conseil des États sont élus parmi les personnes domiciliées dans le canton qui ont la citoyenneté active en matière cantonale, selon le système majoritaire, en même temps et pour la même durée que ceux du Conseil national.
L’élection des membres du Conseil national est réglée par le droit fédéral.
L’initiative populaire peut avoir pour objet:
L’initiative populaire peut prendre la forme d’un projet rédigé de toutes pièces ou être conçue en termes généraux.
Elle doit être appuyée par 6000 citoyennes et citoyens actifs. Le délai de récolte des signatures est de 90 jours.
Le Grand Conseil invalide entièrement ou partiellement les initiatives populaires si elles violent le droit supérieur, ne respectent pas l’unité de la forme ou de la matière ou sont inexécutables.
L’initiative populaire doit être traitée par le Grand Conseil et soumise au peuple sans retard, le cas échéant en même temps qu’un contre-projet du Grand Conseil.
Sont soumis obligatoirement à un vote populaire:
6000 citoyennes et citoyens actifs peuvent demander un vote populaire sur:
Les signatures doivent être récoltées dans un délai de 90 jours.
300 citoyennes et citoyens actifs peuvent adresser une motion au Grand Conseil.
Le Grand Conseil la traite comme une motion de l’un de ses membres.
Ont le droit de voter et d’élire en matière communale, s’ils sont majeurs:
La loi règle l’exclusion du droit de voter et d’élire.
Les citoyennes et les citoyens actifs élisent les membres du conseil communal et, le cas échéant, ceux du conseil général.
Dans les communes sans conseil général, les citoyennes et les citoyens actifs exercent leurs droits politiques au sein de l’assemblée communale.
Dans les communes qui ont un conseil général, les citoyennes et les citoyens actifs ont le droit d’initiative et de référendum.
Les citoyennes et les citoyens actifs des communes membres d’une association ont le droit d’initiative et de référendum. La loi détermine l’objet du référendum financier obligatoire.
Les associations et les communes membres consultent et informent la population.
L’activité étatique est régie par les principes de subsidiarité, de transparence et de solidarité.
Pour accomplir les tâches qui leur incombent, l’État et les communes disposent de services publics de qualité et de proximité.
La loi attribue les tâches à la collectivité publique la mieux à même de les accomplir.
L’État et les communes peuvent déléguer des tâches à des tiers, à condition que la délégation soit prévue dans une loi ou un règlement communal, qu’elle soit justifiée par un intérêt public prépondérant et que la protection juridique soit assurée.
Les organismes et les personnes concernés sont soumis à la surveillance de la collectivité délégatrice.
L’État et les communes peuvent participer à des entreprises ou en créer.
L’État et les communes prennent des mesures pour prévenir les situations de précarité et mettent en place une aide sociale.
Ils prennent des mesures pour atténuer les conséquences du chômage, prévenir l’exclusion sociale ou professionnelle et favoriser la réinsertion.
L’État et les communes veillent à ce que toute personne puisse trouver un logement approprié à sa situation.
L’État encourage l’aide au logement, la construction de logements et l’accès à la propriété de son logement.
L’État crée des conditions cadres favorisant le plein emploi, la diversité des activités et l’équilibre des régions, dans le respect du principe de la liberté économique.
Il encourage l’innovation et la création d’entreprises.
L’État et les communes peuvent créer des monopoles lorsque l’intérêt public le commande. Les régales cantonales sont réservées.
L’État et les communes protègent et soutiennent les familles dans leur diversité.
L’État développe une politique familiale globale. Il crée des conditions cadres permettant de concilier la vie professionnelle et la vie familiale.
La législation doit respecter les intérêts des familles.
L’État met en place un système de prestations en faveur de chaque enfant.
Il octroie des prestations complémentaires pour les enfants en bas âge des familles dont les moyens financiers sont insuffisants.
En collaboration avec les communes et les particuliers, l’État organise un accueil de la prime enfance jusqu’à l’entrée à l’école obligatoire et peut mettre sur pied un accueil parascolaire. Ces prestations doivent être financièrement accessibles à tous.
L’État et les communes favorisent l’intégration sociale et politique des jeunes.
L’État et les communes favorisent la compréhension et la solidarité entre les générations.
L’État et les communes vouent une attention particulière aux personnes vulnérables ou dépendantes.
Leur développement harmonieux doit être soutenu et leur intégration sociale favorisée.
L’État et les communes pourvoient à un enseignement de base obligatoire et gratuit ouvert à tous les enfants, en tenant compte des aptitudes de chacun.
L’école assure la formation des enfants en collaboration avec les parents et seconde ceux-ci dans leur tâche éducative. Elle favorise le développement personnel et l’intégration sociale des enfants et leur donne le sens des responsabilités envers eux-mêmes, autrui, la société et l’environnement.
La première langue étrangère enseignée est l’autre langue officielle.
L’enseignement respecte la neutralité confessionnelle et politique. Les Églises et les communautés religieuses reconnues ont le droit d’organiser un enseignement religieux dans le cadre de l’école obligatoire.
L’État assure la formation secondaire supérieure, gymnasiale et professionnelle. Ces formations sont accessibles à chacun en fonction de ses aptitudes et indépendamment de sa capacité financière.
Il assure la formation au sein de l’Université et des hautes écoles spécialisées.
Il encourage la recherche scientifique.
Il octroie des aides financières aux personnes en formation dont les ressources sont limitées.
L’État et les communes encouragent la formation des adultes.
L’État peut soutenir les écoles privées dont l’utilité est reconnue.
Il exerce la surveillance sur celles qui assurent l’enseignement de base et sur celles qu’il soutient.
L’État s’emploie à la promotion de la santé et veille à ce que toute personne ait accès à des soins de qualité égale.
Il assure des soins urgents accessibles 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dans toutes les régions du canton. 2
Il prend des mesures visant à protéger la population contre la fumée passive. 3
L’État et les communes prennent des mesures pour accueillir et intégrer les étrangères et les étrangers, dans la reconnaissance mutuelle des identités et le respect des valeurs fondamentales de l’État de droit.
L’État et les communes facilitent la naturalisation des étrangères et des étrangers. La loi prévoit un droit de recours contre les refus de naturalisation.
Pour l’octroi du droit de cité, ils ne prélèvent qu’un émolument administratif.
L’État encourage l’aide humanitaire, la coopération au développement et le commerce équitable. Il favorise les échanges entre les peuples.
L’État et les communes veillent à la sauvegarde de l’environnement naturel et luttent contre toute forme de pollution ou de nuisance.
Ils favorisent l’utilisation et le développement des énergies renouvelables.
L’État et les communes veillent à une utilisation judicieuse et mesurée du sol et à une occupation rationnelle du territoire.
L’État et les communes préservent la nature et le patrimoine culturel et protègent la diversité de la faune et de la flore ainsi que leurs milieux vitaux.
Ils aménagent le territoire de manière à sauvegarder les sites naturels ou construits.
Ils favorisent la connaissance de la nature et du patrimoine culturel, notamment par la formation, la recherche et l’information.
En collaboration avec la Confédération, l’État encourage et soutient l’agriculture et la sylviculture dans leurs fonctions protectrice, écologique, économique et sociale.
L’État et les communes prennent les mesures nécessaires pour prévenir et maîtriser les catastrophes et les situations d’urgence.
L’État et les communes assurent le maintien de la sécurité et de l’ordre publics, dans le respect des droits fondamentaux.
L’État détient le monopole de la force publique.
L’État et les communes garantissent l’approvisionnement en eau et en énergie.
L’État conduit une politique coordonnée des transports et des communications, en tenant compte des régions excentrées.
Il voue une attention particulière à la sécurité.
Il favorise les transports publics et le trafic non motorisé.
L’État et les communes encouragent et soutiennent la vie culturelle dans sa diversité ainsi que la création artistique.
Ils encouragent la coopération et les échanges culturels entre les régions du canton et avec l’extérieur.
L’État et les communes favorisent les loisirs contribuant à l’équilibre et au développement personnels. Ils encouragent la pratique du sport et les possibilités de délassement.
L’État et les communes perçoivent les impôts et les autres contributions nécessaires à l’exécution de leurs tâches.
Ils tiennent compte des principes de la légalité, de l’universalité, de l’égalité et de la capacité économique.
Ils luttent contre la fraude et la soustraction fiscales.
L’État et les communes gèrent les finances publiques avec économie.
Ils vérifient périodiquement que les tâches qu’ils accomplissent et les subventions qu’ils octroient sont toujours efficaces, nécessaires et supportables financièrement.
L’État équilibre son budget de fonctionnement.
Il tient cependant compte de la situation conjoncturelle et d’éventuels besoins financiers exceptionnels.
Les déficits engendrés par ces situations doivent être compensés dans les années suivantes.
Toute personne peut consulter le budget et les comptes des collectivités publiques et de leurs établissements ainsi que les comptes des autres institutions étatiques.
La surveillance des finances de l’État et des communes est assurée par un organe dont l’indépendance est garantie.
Les autorités sont organisées selon le principe de la séparation des pouvoirs.
Peuvent être membres des autorités les personnes domiciliées dans le canton qui ont la citoyenneté active en matière cantonale.
La loi peut permettre l’accès aux fonctions de l’ordre judiciaire aux personnes de nationalité étrangère qui sont domiciliées dans le canton depuis au moins cinq ans et au bénéfice d’une autorisation d’établissement.
Les fonctions suivantes sont incompatibles:
Les membres du Conseil d’État et les préfets ne peuvent pas être membres de l’Assemblée fédérale. Le cumul avec le mandat fédéral est toutefois possible jusqu’à la fin de la période de fonction cantonale en cours.
Les membres du Conseil d’État ne peuvent exercer ni une activité lucrative accessoire ni aucune autre activité incompatible avec leur fonction.
La loi peut prévoir d’autres incompatibilités.
Les autorités informent le public sur leur activité.
Les membres du Grand Conseil et du Conseil d’État ainsi que les préfets rendent publics tous les liens particuliers qui les rattachent à des intérêts privés ou publics.
Les membres du Grand Conseil et du Conseil d’État ne peuvent en principe être poursuivis pour les propos qu’ils tiennent au Parlement et devant les organes de celui-ci.
La loi décrit les conditions de la levée de l’immunité.
Les collectivités publiques répondent du préjudice que leurs agents causent de manière illicite dans l’accomplissement des tâches publiques.
La loi fixe les conditions de la responsabilité pour fait licite.
Les actes législatifs du Grand Conseil revêtent la forme de la loi ou de l’ordonnance parlementaire; les autres actes, celle du décret soumis au référendum ou du décret simple.
Les actes législatifs des autres autorités revêtent la forme de l’ordonnance ou du règlement.
Un acte du Grand Conseil dont l’entrée en vigueur ne souffre aucun retard peut être déclaré urgent et mis en vigueur immédiatement par une décision prise à la majorité de ses membres. Sa durée de validité doit être limitée.
Lorsqu’un tel acte est soumis obligatoirement au référendum ou que celui-ci est demandé, il cesse de produire effet un an après son adoption par le Grand Conseil s’il n’a pas été accepté par le peuple dans ce délai.
Les compétences législatives peuvent être déléguées, à moins que le droit supérieur ne l’interdise. La norme de délégation doit être suffisamment précise.
Les règles de droit d’importance doivent toutefois être édictées sous forme de loi.
Le Grand Conseil peut opposer son veto aux actes de l’autorité délégataire.
Le Grand Conseil est l’autorité suprême du canton, sous réserve des droits du peuple.
Le Grand Conseil se compose de 110 députées et députés.
Les membres du Grand Conseil sont élus par le peuple pour une durée de cinq ans selon le système proportionnel.
La loi définit au maximum huit cercles électoraux. Elle assure une représentation équitable des régions du canton.
Le Grand Conseil se réunit:
Les séances plénières sont publiques. La loi règle les exceptions.
Les membres du Grand Conseil votent sans instructions.
Le Grand Conseil ne peut valablement délibérer que si la majorité de ses membres sont présents.
Le Grand Conseil dispose de son propre secrétariat, dirigé par la secrétaire générale ou le secrétaire général. Il peut faire appel aux services de l’administration.
Par le mandat, le Grand Conseil peut amener le Conseil d’État à prendre des mesures dans un domaine ressortissant à la compétence de ce dernier.
La présidente ou le président du Grand Conseil peut en tout temps consulter les dossiers du Conseil d’État sur les objets qui concernent le Grand Conseil.
Le Secrétariat assure, en collaboration avec la Chancellerie d’État, les relations entre le Grand Conseil et le Conseil d’État.
Le Grand Conseil exerce le pouvoir législatif.
Il peut proposer la révision de la Constitution.
Un quart des députés peut demander un référendum financier (art. 46, al. 1, let. b. La loi fixe le délai de dépôt d’une telle demande.
Le Grand Conseil approuve l’adhésion du canton aux traités intercantonaux et internationaux.
Il peut déléguer cette compétence au Conseil d’État pour les actes dénonçables à court terme ou de moindre importance.
Il peut inviter le Conseil d’État à engager des négociations en vue de la conclusion d’un traité ou à dénoncer un traité existant.
Le Grand Conseil examine le programme de législature et le plan financier du Conseil d’État.
Le Grand Conseil adopte le budget et les comptes annuels de l’État.
Il fixe les impôts cantonaux ainsi que les conditions et les limites d’un nouvel endettement.
Le Grand Conseil élit:
La loi peut confier d’autres compétences électorales au Grand Conseil.
Le Grand Conseil exerce la haute surveillance sur:
Le Grand Conseil:
Le Conseil d’État se compose de sept membres.
Il est élu par le peuple, selon le système majoritaire, en même temps que le Grand Conseil. La circonscription électorale est le canton.
Les membres du Conseil d’État sont élus pour cinq ans et ne peuvent siéger pendant plus de trois législatures complètes.
La présidente ou le président du Conseil d’État est élu par le Grand Conseil pour une année. Elle ou il n’est pas immédiatement rééligible.
Le Conseil d’État dispose de son propre secrétariat, dirigé par la chancelière ou le chancelier d’État.
Le Conseil d’État renseigne chaque année le Grand Conseil sur ses activités et sur l’état de réalisation du programme de législature. Il le fait également chaque fois que le Grand Conseil le lui demande.
Les membres du Conseil d’État répondent devant le Grand Conseil de leur gestion et des actes des personnes soumises à leur surveillance.
La Chancellerie d’État assure, en collaboration avec le Secrétariat du Grand Conseil, les relations entre le Conseil d’État et le Grand Conseil.
Le Conseil d’État exerce le pouvoir exécutif, dirige l’administration et conduit la politique du canton.
Le Conseil d’État prépare les projets d’actes législatifs à l’intention du Grand Conseil.
Il édicte des règles de droit lorsque la Constitution ou la loi l’y autorisent ainsi que les dispositions d’exécution des lois cantonales ou fédérales, dans la mesure où celles-ci ne doivent pas être prises sous la forme d’une loi.
Le Conseil d’État présente au Grand Conseil le programme de législature et le plan financier.
Le Conseil d’État soumet au Grand Conseil le budget et les comptes annuels de l’État.
Il décide des dépenses ainsi que des acquisitions et des aliénations du domaine public dans les limites fixées par la loi.
Le Conseil d’État représente le canton.
Il négocie et signe les traités intercantonaux et internationaux, sous réserve des droits du Grand Conseil. Il informe régulièrement ce dernier des négociations en cours.
Il répond aux consultations fédérales.
Le Conseil d’État exerce la surveillance sur les communes.
Le Conseil d’État procède aux nominations qui ne sont pas réservées à une autre autorité.
Le Conseil d’État prend les mesures nécessaires pour parer aux dangers sérieux, directs et imminents. Ces mesures cessent de produire effet une fois le danger disparu ou en l’absence d’approbation par le Grand Conseil dans le délai d’une année.
Le Conseil d’État organise l’administration de manière appropriée.
Il veille à ce qu’elle soit efficace et assure un service de proximité.
Le Conseil d’État institue, en matière administrative, un organe de médiation indépendant.
La justice est rendue par les autorités auxquelles la Constitution et la loi confient cette tâche.
La loi peut prévoir des modes de résolution extrajudiciaire des litiges.
Le Grand Conseil accorde au pouvoir judiciaire les moyens nécessaires pour assurer la célérité et la qualité de la justice.
L’indépendance du pouvoir judiciaire est garantie.
Les membres du pouvoir judiciaire et du Ministère public sont élus pour une durée indéterminée. Ils peuvent être révoqués par l’autorité d’élection dans les seuls cas prévus par la loi.
Les autorités des juridictions civile, pénale et administrative n’appliquent pas les dispositions contraires au droit supérieur.
La juridiction civile est exercée par:
La juridiction pénale est exercée par:
Le Tribunal cantonal est l’autorité ordinaire de la juridiction administrative.
La loi peut instituer des autorités judiciaires spéciales.
Le Tribunal cantonal est l’autorité supérieure en matière civile, pénale et administrative.
Il juge en dernière instance cantonale les contestations administratives que la loi ne place pas dans la compétence définitive d’une autre autorité.
La présidente ou le président du Tribunal cantonal est élu par le Grand Conseil pour une année. Elle ou il n’est pas immédiatement rééligible.
Le Conseil de la magistrature est une autorité indépendante de surveillance du pouvoir judiciaire. Il donne son préavis lors des élections judiciaires.
Le Conseil de la magistrature comprend:
Les membres du Conseil de la magistrature sont élus par le Grand Conseil. Les sept premiers cités le sont sur la proposition de l’autorité ou du groupe de personnes dont ils font partie, les deux autres, sur la proposition du Conseil de la magistrature.
Ils sont élus pour cinq ans et ne peuvent siéger au Conseil pendant plus de deux périodes consécutives.
Le Conseil de la magistrature est chargé de la surveillance administrative et disciplinaire du pouvoir judiciaire et du Ministère public.
Il peut déléguer au Tribunal cantonal la surveillance administrative des autorités judiciaires de première instance.
Il renseigne annuellement le Grand Conseil sur son activité. Il en fait de même chaque fois que cette autorité le demande.
Le Conseil de la magistrature préavise à l’intention du Grand Conseil les candidatures aux postes du pouvoir judiciaire et du Ministère public, en se fondant sur la formation, l’expérience professionnelle et les qualités personnelles des candidates et candidats.
Les communes sont des collectivités publiques dotées de la personnalité juridique.
L’autonomie communale est garantie dans les limites du droit cantonal. Elle peut être invoquée par les associations de communes dans leur domaine de compétence.
Les communes accomplissent les tâches que la Constitution et la loi leur attribuent.
Elles veillent au bien-être de la population, lui assurent une qualité de vie durable et disposent de services de proximité.
Peuvent être membres des autorités toutes les personnes ayant la citoyenneté active en matière communale.
Chaque commune a une assemblée communale ou un conseil général ainsi qu’un conseil communal.
Les art. 85, 88, al. 1, et 90 s’appliquent par analogie aux communes.
Les communes disposent d’autonomie dans la fixation et le prélèvement des taxes et impôts communaux dans les limites de la législation.
Elles établissent un plan financier.
L’État prend des mesures pour atténuer les effets des disparités entre les communes; il instaure notamment une péréquation financière.
L’État encourage la collaboration intercommunale.
Les communes peuvent s’associer pour l’accomplissement d’une ou de plusieurs tâches. Elles doivent adhérer à tous les buts de l’association.
L’État peut obliger des communes à faire partie d’une association ou à en fonder une.
Les communes peuvent créer des structures administratives régionales.
L’État encourage et favorise les fusions de communes.
Une fusion peut être proposée par les autorités communales, par une initiative populaire ou par l’État.
Les citoyennes et les citoyens actifs des communes concernées se prononcent sur la fusion. L’al. 4 est réservé.
Lorsque les intérêts communaux, régionaux ou cantonaux l’exigent, l’État peut ordonner une fusion. Les communes concernées doivent être entendues.
Le territoire cantonal est divisé en districts administratifs.
Un préfet élu par le peuple est placé à la tête de chaque district. Il accomplit les tâches que la loi lui attribue.
L’État et les communes peuvent, pour des motifs d’intérêt public, soutenir les organisations de la société civile. Ils peuvent également les consulter.
Ils assurent, en particulier auprès des enfants et des jeunes, la promotion du civisme et de la citoyenneté.
L’État et les communes reconnaissent l’importance de la vie associative; ils peuvent accorder un soutien aux associations et leur déléguer des tâches.
Ils encouragent le bénévolat.
Les partis politiques contribuent de manière importante au fonctionnement de la démocratie; l’État et les communes peuvent les soutenir financièrement.
Les partis politiques, les groupements politiques, les comités de campagne ainsi que les organisations prenant part à des campagnes électorales ou de votations doivent publier leurs comptes. Doivent en particulier être publiés:
Les membres élus des autorités cantonales publient, au début de l’année civile, les revenus qu’ils tirent de leur mandat ainsi que les revenus des activités en lien avec celui-ci.
Les données publiées en vertu des al. 1 et 2 sont vérifiées par l’administration cantonale ou une entité indépendante. Une fois vérifiées, ces données sont mises à disposition en ligne et sur papier.
Pour le surplus, la loi règle l’application. Elle tient notamment compte du secret professionnel.
L’État et les communes reconnaissent le rôle important des Églises et des communautés religieuses dans la société.
Les Églises et les communautés religieuses s’organisent librement dans le respect de l’ordre juridique.
L’État accorde un statut de droit public aux Églises catholique-romaine et évangélique-réformée.
Les Églises reconnues sont autonomes. Leur organisation est soumise à l’approbation de l’État.
Les autres Églises et communautés religieuses sont régies par le droit privé.
Si leur importance sociale le justifie et si elles respectent les droits fondamentaux, elles peuvent obtenir des prérogatives de droit public ou être dotées d’un statut de droit public.
La perception des impôts ecclésiastiques est réglée par la loi.
La révision totale de la Constitution peut être demandée par le Grand Conseil ou par voie d’initiative populaire.
Lorsque la révision totale est demandée, un vote populaire décidera:
Si la révision est confiée à une assemblée constituante, celle-ci est élue pour cinq ans selon les mêmes modalités que le Grand Conseil. Il n’y a toutefois pas d’incompatibilités.
Si le peuple rejette le projet, l’organe chargé de la révision totale en élabore un second. S’il s’agit d’une assemblée constituante, les pouvoirs de celle-ci sont prorogés pour deux ans.
La révision partielle de la Constitution peut être proposée par le Grand Conseil ou par voie d’initiative populaire.
Elle doit être conforme au droit supérieur, respecter l’unité de la forme et de la matière et être exécutable.
La présente Constitution entre en vigueur le 1 er janvier 2005. À cette date, la Constitution du canton de Fribourg du 7 mai 1857 est abrogée. Les dispositions qui suivent sont réservées.
Le droit actuel doit être adapté sans retard à la présente Constitution. Les adaptations doivent entrer en vigueur au plus tard le 1 er janvier 2009.
Dans les domaines où les règles de la présente Constitution nécessitent des dispositions d’application, le droit actuel reste en vigueur jusqu’à l’adoption de ces dispositions.
Les prestations cantonales dues en cas de naissance et d’adoption sont versées pendant au moins quatorze semaines.
Leur versement doit commencer au plus tard le 1 er janvier 2008.
Si une assurance maternité fédérale est mise en place, le versement cessera pour celle(s) des catégories de prestations que le droit fédéral prévoit (mère avec [art. 33, al. 2] ou sans activité lucrative [art. 33, al. 3], adoption [art. 33, al. 4]).
Les Suissesses et les Suisses de l’étranger ainsi que les étrangères et les étrangers peuvent exercer leurs droits politiques dès le 1 er janvier 2006.
Les étrangères et les étrangers sont éligibles à partir de cette même date.
Le Grand Conseil adapte formellement le texte des initiatives constitutionnelles pendantes à la présente Constitution.
Les nouvelles règles relatives au Grand Conseil, notamment à son Secrétariat (art. 97), prennent effet en vue de la législature 2007 à 2011.
Il en va de même des nouvelles règles relatives au Conseil d’État.
Le Conseil de la magistrature entre en fonction le 1 er juillet 2007. Il ne commence toutefois son activité de surveillance que le 1 er janvier 2008.
Le Tribunal cantonal unifié commence son activité ce même 1 er janvier 2008.
Les règles suivantes sont applicables à l’élection et à la durée des fonctions des membres du pouvoir judiciaire et du Ministère public:
Les nouvelles règles relatives aux communes, à l’exception de l’art. 133 (péréquation financière), prennent effet en vue de la période administrative 2006 à 2011.
Les chiffres renvoient aux articles de la Constitution
Activité étatique 4, 52
Activité économique 26
cf. également Économie
Actes des autorités cantonales
Administration 97, 104, 110, 118
Adoption 33, 148
Adultes (Formation des) 66
Age (droit de vote et d’élection) 39, 48
Agriculture 74
Aide humanitaire 70
Aide sociale 55
Aménagement du territoire 72, 73
Amnistie 105
Approvisionnement en eau et en énergie 77
Arbitraire (Interdiction de l’) 10
Armoiries 2
Art
Assemblée communale 50, 131
Assemblée constituante 144
Assistance judiciaire gratuite 29
Association 23, 27, 138
Association de communes 51, 129, 134
Assurance maternité 33, 148
Autonomie communale 129, 132
Autorités cantonales 17, 40, 85-128, 151-152
Autorités communales 131
Bénévolat 138
Bien commun 3
Bilinguisme 6
Bonne foi 10
Budget
Buts de l’État 3
Canton
Capitale 2
Catastrophes
Censure 20
Cercles électoraux 95
Chambre pénale des mineurs 123
Champ d’application des droits fondamentaux et sociaux 37
Chancellerie d’État 98, 108, 109
Chômage 55
Circonstances extraordinaires 117
Citoyenneté active 39, 48, 86, 131, 149
Civisme 137
Cohésion cantonale 3
Collaboration
Communautés religieuses cf. Églises
Communes
Communications 78
Comptes de l’État
Concordats 100, 114
Confédération
Conflits
Conscience (et croyance) 15
Conseil de la magistrature 125 à 128, 152
Conseil communal 49, 131
Conseil des États 40
Conseil d’État
Conseil général 49, 50, 131
Conseil national 40
Constitution cantonale
cf. Révision de la Constitution
Constituante
cf. Assemblée constituante
Contre-projet
(initiative populaire) 44
Coopération au développement 70
Couples de même sexe 14
Création artistique 79
Crédits d’étude (référendum) 46
Croyance (Conscience et) 15
Culture
Cumul des mandats 87
Dangers (mesures extraordinaires) 117
Décret 91
Délégation
Dépenses (référendum) 45, 46
Détresse (Situations de) 36
Développement (Coopération au) 70
Développement durable 3
Développement personnel 63, 64, 80
Devoirs 7
Dignité humaine 8, 36
Dispositions finales 146 à 153
Districts 136
Diversité culturelle 3
Domicile
Droit
Droits fondamentaux et sociaux 8 à 38
Droits politiques
Eau (approvisionnement) 77
École
Économie
Égalité 9
Églises
Élection
Éligibilité 40, 86, 131
Endettement 102
Énergie
Enfants 29, 34, 36, 60, 64, 137
Enseignement
Entrée en vigueur (de la Constitution) 146
Entreprises
Environnement 3, 71 à 75
Équilibre
Établissement (Liberté d’) 16
État
Étrangères et étrangers
Exercice des droits politiques 39 à 51, 149
Expropriation 28
Famille 3, 9, 12, 13, 34, 59, 60
Femme
Finances
Financement
Force publique (monopole) 76
Forêts
cf. Sylviculture
Formation 64 à 67
Formes de vie en commun 14
Fraude fiscale 81
Fumée passive 68
Fusions de communes 135
Générations 62
Gestion financière 82 à 84
Grâce 105
Grand Conseil
Grève 27
Handicapés 9, 63
Hautes écoles spécialisées 65
Homme (égalité) 9
Immunité 89
Impôts 81, 102, 132, 143
Incompatibilités 87
Indépendance de la justice 121
Information
Initiative populaire
Interdiction de l’arbitraire 10
Intégration
Jeunes 29, 34, 36, 61, 137
Juge
Juridictions civile, pénale et administrative 123
Justice
Langues
Législation
Liberté
Logement 36, 56
Loi
Loisirs 80
Majorité civile 39, 48
Mandat
Manifestation (Liberté de) 24
Mariage 13
Maternité 33, 148
Médias 20
Médiation
Ministère public 103, 126 à 128, 152
Minorités 6
Mise à pied collective 27
Monopole
Motion populaire 47
Naissance 33, 148
Naturalisation 69, 105
Nature 71, 73
Nominations 116
Opinion (Liberté d’) 19
Ordonnance 91
Ordre public (S écurité et) 76
Paix du travail 27
Partenariat enregistré 14
Participation
Partis politiques 139
Patrimoine culturel 73
Péréquation financière 133
Personnes âgées 35
Personnes vulnérables et dépendantes 63
Pétition 25
Planification 101, 112
Pouvoir
Précarité 55
Préfet 40, 87, 88, 123, 136
Présidence
Présomption d’innocence 92
Presse
cf. Médias
Procédure 29 à 32
Programme de législature 101, 109, 112
Promotion économique 57
Propriété 28
Protection
Publicité
Recherche
Recours (naturalisation) 69
Référendum
Régales 58
Règlement 91
Réinsertion 55
Relations
Relations extérieures 5, 100, 114
Religion (libre choix) 15
cf. également Églises
Répartition des tâches entre État et communes 53
Représentation proportionnelle (élection du Grand Conseil) 95
Responsabilité
Réunion (Liberté de) 24
Révision de la Constitution
Santé 36, 68
Science
Séances (Grand Conseil) 96
Secret de rédaction 20
Secrétariat
Sécurité et ordre publics 76
Sécurité matérielle 55
Sécurité sociale 3
Séjour (choix du lieu de) 16
Services publics 52
Séparation des pouvoirs 85
Sessions (Grand Conseil) 96
Situations
Société civile 137 à 139
Soins urgents 68 1 a
Solidarité
Sport 80
Statut de droit public (Églises) 141
Structure territoriale 134 à 136
Subsidiarité 3, 7, 34, 52
Suisses de l’étranger 39, 149
Subventions 82
Surveillance
Sylviculture 74
Système majoritaire
Système proportionnel (élection au Grand Conseil) 95
Tâches publiques 52 à 80
Territoire
Traités 100, 114
Transparence 52, 139 a
cf. également Publicité
Transports 78
Travail
Tribunal cantonal 123, 124, 127, 152
Tribunaux
Université 65
Urgence 75, 92
Victimes (d’infraction, de catastro phe) 36
Vie