00.5065 · Heure des questions. Question · 2000-03-20
Parlement
Liquidé
Wortlaut
Selon des informations provenant d'un journaliste de la télévision, les présidents des Conseils ont refusé à la DRS le droit d'interviewer la ministre des affaires étrangères d'Autriche dans les studios de la SSR au Palais fédéral. En conséquence, l'interview a dû être enregistrée à l'Ambassade d'Autriche.
Comment cette décision est-elle conciliable avec la liberté de presse garantie par la constitution ?
Stellungnahme des Bundesrates
Réponse des présidents des Conseils
Les entretiens entre la ministre des affaires étrangères d'Autriche, d'une part, le chef du DFAE et les délégations des Commissions de politique extérieure, d'autre part, ont eu lieu au Lohn. Dans ces conditions, il est apparu logique au DFAE que la conférence de presse et les autres contacts avec les médias se déroulent sur le lieu de l'événement.
Après l'annonce de la constitution controversée d'un gouvernement de coalition entre l'ÖVP et la FPÖ, des mesures policières ont dû être prises pour assurer le bon déroulement de la visite de la ministre à Berne. Ces mesures s'appliquent également à la presse, conformément à un accord entre la Confédération et la SSR (ch. 3.3). Pour cette raison, l'interview n'a pas été réalisée au Palais du Parlement.
L'on ne saurait parler de censure puisque l'interview de Mme Benita Ferrero-Waldner a bel et bien eu lieu et qu'elle a été diffusée par la radio DRS. Les présidents n'ont ni la compétence ni la volonté de pratiquer quelque censure que ce soit.