01.5023 · Heure des questions. Question · 2001-03-12
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Plus de 25 millions de personnes sont infectées par le virus HIV en Afrique, dont plus de 5 millions dans la seule Afrique du Sud. Des centaines de milliers d'entre elles pourraient être sauvées par des médicaments modernes, mais le coût du traitement (10 000 à 20 000 francs par an et par personne) leur est pratiquement inaccessible. Le gouvernement sud-africain s'efforce de trouver une solution au moins partielle au problème en recourant à des médicaments génériques (coût : 500 francs par personne et par an); mais les multinationales pharmaceutiques cherchent à l'en empêcher en l'assignant devant les tribunaux, bien que les accords TRIPS de l'OMC prévoient de telles exceptions. Des oeuvres d'entraide, sous la houlette de "Médecins sans frontières", ont lancé une campagne dans le but de mettre de tels médicaments génériques à disposition dans le cadre de la lutte contre le sida (voir "Herald Tribune" du 26 février 2001).
Le Conseil fédéral est-il prêt à s'associer à une telle action en engageant ses propres ressources, de manière à prouver que la vie de millions de personnes lui importe davantage que la course au profit ?