02.3236 · Motion · 2002-06-06
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est chargé d'inclure dans le plan sectoriel des routes 2004 la planification et l'élargissement à six voies de l'autoroute A4 sur le tronçon qui va de Blegi (échangeur A4 direction Zurich et A40 direction Zoug) à Rotkreuz (échangeur A14 direction Lucerne et A4 direction Schwytz). Il est chargé en outre, toujours dans le cadre du plan sectoriel des routes 2004, de veiller à ce que ces travaux ne durent pas plus longtemps que les travaux qui sont effectués sur la N4 dans le district de Knonau.
Begründung
Grâce au tronçon autoroutier en construction dans le district de Knonau, la Suisse centrale sera bientôt reliée de façon satisfaisante à la place économique zurichoise (l'ouverture du tronçon est prévue pour 2008). En vue de cette échéance, il y a lieu d'examiner aujourd'hui si le réseau autoroutier actuel de Suisse centrale est compatible avec ce nouveau raccordement, afin que le gain apporté par cet investissement de 1 milliard de francs soit vraiment optimal. Le tronçon précité, qui est de quelque 6 kilomètres, est d'une structure particulièrement complexe puisque deux bifurcations se suivent de près entre Blegi et Rotkreuz : à Blegi, l'autoroute A4 venant de Zurich rejoint l'embranchement de l' A40 en provenance du Hirzel, de Sihlbrugg et de Zoug. Peu après, l'A40 arrive dans l'embranchement de Rotkreuz, où l'autoroute se scinde une nouvelle fois (l'A14 allant en direction de Lucerne et l'A4 en direction de Schwyz). À cela s'ajoute qu'à la hauteur de Blegi, il y a un virage serré ayant un rayon de courbure de 150 mètres, ce qui nécessite une limitation de la vitesse à 60 kilomètres à l'heure. À l'heure actuelle déjà, ce tronçon est comme le chas d'une aiguille, par lequel passent quotidiennement quelque 50 000 véhicules. Les bouchons seront inévitables, et l'on imagine mal ce que sera la situation le jour où la densité du trafic aura augmenté. Aujourd'hui, le trafic s'accroît déjà de 2 % par année à cet endroit, et l'on s'attend à ce que le nombre de véhicules circulant sur ce tronçon s'élève à 70 000 ou 80 000 après l'ouverture du tronçon en construction dans le district de Knonau. L'utilité du nouveau tronçon risque donc d'être fortement limitée, du fait des problèmes de capacités évoqués (sur le tronçon Blegi-Rotkreuz).
Afin d'éviter la formation de bouchons sur ce tronçon et les conséquences néfastes qui en résulteraient pour l'économie (cf. rapport du 3 mai 2001 concernant les bouchons, réalisé par l'Office fédéral des routes), il est absolument indispensable d'élargir l'A4 à six voies sur le tronçon problématique, sur une distance de 4 kilomètres.
Si l'on ne corrige pas le tronçon problématique, il y aura non seulement de nombreux bouchons sur l'autoroute, mais, de plus, une partie du trafic empruntera les routes de campagne qui vont de Cham-est à Rotkreuz. Dans un tel cas, le réseau routier du village de Cham (qui compte plus de 13 000 habitants) serait complètement surchargé et les efforts déployés à l'heure actuelle par le canton pour améliorer et mieux adapter à l'environnement la planification des transports dans la région d'Ennetsee (Risch/Rotkreuz, Hünenberg et Cham ; région qui compte 27 000 habitants) seraient réduits à néant.
Le coût d'un élargissement de l'autoroute ne sera pas très élevé. Lors de la planification des travaux d'assainissement en cours sur le tronçon en question, il avait déjà été tenu compte d'un éventuel réaménagement du tronçon. Ce sont les travaux de la deuxième étape (2001-2003) qui sont réalisés à l'heure actuelle. Si la Confédération se décide rapidement, le calendrier prévu pourra être tenu sans problème.
Un autre argument en faveur d'une réalisation rapide de l'élargissement de l'autoroute est qu'il sera plus difficile d'effectuer les travaux une fois que l'autoroute du district de Knonau et le contournement ouest de Zurich auront été ouverts à la circulation. Il faut donc saisir l'occasion aujourd'hui de réaliser ces travaux avant qu'un trafic accru sur les deux embranchements successifs ne vienne perturber sérieusement leur réalisation et ne provoque des bouchons.
De nouveaux problèmes sur cet axe de transport nuiraient de façon durable à l'économie de la Suisse centrale. Les entreprises seront nettement moins enclines à s'établir dans la région, car elles tiennent compte de la question des transports. La place économique de Suisse centrale attend depuis 1985 d'être reliée à Zurich par une autoroute - une liaison qui est vitale -, si bien qu'il y a lieu de réaliser aujourd'hui l'élargissement précité pour donner toutes ces chances à cette région.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat.
Stellungnahme des Bundesrates
Il va sans dire que la situation du trafic sera examinée dans le cadre du plan sectoriel des routes en ce qui concerne le tronçon de l'A4 mentionné dans la motion. Elle doit être améliorée d'urgence, ce que le Conseil fédéral a déjà expliqué dans son message relatif à l'initiative Avanti. Il y a également décrit le procédé à suivre : il consiste à étudier les endroits des routes nationales reconnus comme névralgiques, ce avec le concours des cantons et des villes dans une démarche qui tienne compte des transports dans leur ensemble et de l'aménagement du territoire. C'est cette analyse qui déterminera quels seront les investissements nécessaires dans le rail et dans la route.
Le Conseil fédéral ne veut pas anticiper les résultats de ces études. En outre, il ne saurait se lier à un délai - comme l'exige la motion -, car les projets devront être classés par ordre de priorité et répartis chronologiquement en fonction des ressources disponibles. Dans cette optique, il est toutefois prêt à accepter l'intervention sous forme de postulat.
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat.