03.3461 · Postulat · 2003-09-23
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est prié de tout entreprendre pour que l'on puisse réaliser immédiatement le contournement du centre d'Aarburg (liaison entre Zofingue et Olten ainsi qu'entre Olten et l'A1), qui aurait dû l'être il y a fort longtemps.
Begründung
La planification de la construction d'un tunnel à Aarburg est achevée depuis longtemps, mais l'OFROU a invoqué des arguments relatifs à la sécurité, qui ont nécessité un réexamen du projet. Voilà pourquoi le projet a pris du retard.
Tous les véhicules - y compris les poids lourds - qui vont à Olten ou qui en viennent, mais aussi ceux qui arrivent de la région Zofingue-Wiggertal ou de la sortie autoroutière de Rothrist (A1) et ceux en provenance ou à destination de Boningen (SO), soit quelque 30 000 véhicules par jour, doivent transiter par la bourgade historique d'Aarburg. Ce phénomène a créé une situation totalement intenable pour l'homme, la faune et l'environnement. Mais les bouchons qui se forment au nord et au sud d'Aarburg pénalisent aussi les conducteurs et le secteur économique du Wiggertal et de la région d'Olten.
Si la Confédération (l'OFROU) appliquait une procédure non bureaucratique, le canton d'Argovie serait en mesure de réaliser immédiatement le contournement en question, qui est aussi judicieux qu'important sur les plans tant économique qu'écologique. Les fonds cantonaux et communaux ont en effet déjà été débloqués.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.
Stellungnahme des Bundesrates
Le contournement du centre d'Aarburg étant un projet argovien, sa réalisation est soumise aux règles de procédure de ce canton. Vu que le tronçon routier mentionné Zofingue-Aarburg-Olten fait partie du réseau suisse des routes principales, il est susceptible d'un soutien financier de la Confédération. Dans ce sens, le programme à long terme de construction du 6 décembre 1999 prévoyait déjà une aide au financement de cet ouvrage.
Or, l'examen technique du dossier a mis en évidence diverses lacunes. Dans l'optique de la circulation notamment, le modèle choisi n'aurait pas garanti une fluidité suffisante pour le volume prévu. Par ailleurs, le projet initial présente, au niveau de l'écoulement du trafic dans ses tunnels, des insuffisances considérables qu'il s'agit de corriger à la lumière des enseignements tirés, en matière de sécurité, des accidents du Mont-Blanc et des Tauern. Il doit donc être remanié en fonction de cette nouvelle donne.
Les partenaires fédéraux et cantonaux s'emploient en priorité à apporter les modifications nécessaires. Toutefois, une nouvelle mise à l'enquête publique de certaines d'entre elles est inéluctable et n'échappera pas au droit cantonal. Dans la mesure où l'exigence d'une procédure non bureaucratique vise à éviter cette opération, nous ne saurions soutenir le postulat. En revanche, nous nous félicitons des efforts déployés par les autorités fédérales et cantonales pour faire avancer rapidement le projet à leur niveau. Ainsi, le canton d'Argovie a fait savoir qu'il était prévu de mettre les plans à l'enquête en 2003 encore, ce qui permettrait d'entamer les travaux durant le premier semestre 2004. Il table donc toujours sur une mise en service de l'ouvrage en 2007, en dépit de retards possibles dus à des oppositions.
Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.