04.5232 · Heure des questions. Question · 2004-12-06
Département de l'intérieur
Liquidé
Wortlaut
Dans le cadre du débat actuel sur l'islam, il est incontesté que nombre d'adeptes de cette religion vivant en Suisse doivent être encore mieux intégrés dans notre société. La formation des imams dans les hautes écoles suisses s'inscrirait dans une stratégie d'intégration judicieuse. Les imams qui viennent, par exemple, d'États arabes ne connaissent souvent pas - ou ne connaissent que mal - la législation et les us et coutumes suisses et, la plupart du temps, ils ne parlent aucune de nos langues nationales.
1. Le Conseil fédéral partage-t-il le point de vue selon lequel les imams formés en Suisse pourraient contribuer de manière essentielle à l'intégration des musulmans dans notre pays ?
2. Quels efforts déploie-t-il pour encourager une telle formation dans les hautes écoles suisses ? Est-il prêt à y participer financièrement ?
Stellungnahme des Bundesrates
1. Le Conseil fédéral suit avec intérêt le débat sur une éventuelle formation d'imams en Suisse. Il estime que ce débat doit se poursuivre avec toutes les parties concernées, notamment les représentants de la communauté musulmane.
2. La mise en place de programmes de formation ou de filières dans les universités relève de la compétence de ces dernières et fait partie de leur autonomie. La Confédération soutient les universités cantonales en vertu de la loi sur l'aide aux universités, en premier lieu par le biais des subventions de base. Un financement spécial de certaines filières particulières par la Confédération n'est pas prévu.
Le Conseil fédéral est d'avis qu'une formation qui aurait pour but de préparer à l'exercice d'une profession spécifique ne relève pas en priorité du niveau universitaire. La formation d'imams à l'université pose des problèmes de fond très complexes, relatifs aux qualifications pour accéder à cette formation, au contrôle de la qualité de l'enseignement, etc.