04.5237 · Heure des questions. Question · 2004-12-06
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika vient d'effectuer en Suisse une visite officielle et a été reçu par le président de la Confédération accompagné par une large délégation du Conseil fédéral. Les préoccupations économiques ont visiblement été au premier plan de ces entretiens, qui se sont conclus par un accord sur la protection et la promotion des investissements offrant des garanties aux entreprises suisses en Algérie.
Or, l'Algérie est un pays dans lequel la situation des droits de l'homme est préoccupante : manifestations pacifiques interdites, absence de libertés syndicales, torture, emprisonnements arbitraires et disparitions, violence des forces de sécurité ....
La délégation du Conseil fédéral a-t-elle profité de cette opportunité pour faire part au président algérien de ses préoccupations sur la situation des droits de l'homme en Algérie ?
Stellungnahme des Bundesrates
Lors de la visite officielle du président Bouteflika à Berne, la question de la situation des droits de l'homme en Algérie a été abordée.
Le Conseil fédéral a salué et encouragé les progrès de l'Algérie dans le domaine des droits de l'homme. Il a en même temps fait part de ses préoccupations face aux informations selon lesquelles des détenus sont victimes d'actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements, et maintenus au secret pendant de longues périodes avant d'être jugés.