06.5113 · Heure des questions. Question · 2006-06-12
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Dans la crise iranienne, la Suisse dispose d'une position unique : elle représente les intérêts diplomatiques des États-Unis en Iran depuis 1980. Les questions d'ordre politique sont susceptibles de faire l'objet de communications par l'intermédiaire des ambassades suisses à Téhéran et à Washington. Par ailleurs, notre pays se trouve dans une situation à la fois spécifique et privilégiée à l'égard de l'UE.
Le Conseil fédéral voit-il l'opportunité d'apporter une contribution utile dans ce dossier, conformément à la tradition helvétique des bons offices ?
A-t-il entrepris ou va-t-il entreprendre des démarches complémentaires dans ce sens ?
Stellungnahme des Bundesrates
Dans le cadre de son mandat de défense des intérêts américains en Iran, la Suisse a reçu, ces dernières semaines, diverses informations de la partie iranienne à transmettre aux États-Unis et de la partie américaine à transmettre à l'Iran. Cette activité a été très appréciée, autant à Téhéran qu'à Washington.
Dans le cadre de ses contacts réguliers avec les autorités iraniennes, la Suisse a été approchée ces derniers mois par les Iraniens, désireux de connaître notre opinion sur la controverse actuelle concernant leur dossier nucléaire. La Suisse favorise une solution diplomatique.
Comme vous le savez, des contacts directs ont été établis entre l'Iran et les principales parties, suite à la proposition récemment faite par les P5 (membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU) et l'Allemagne à Vienne. La Suisse reste disposée à contribuer à la recherche d'une solution diplomatique à la crise dans le cadre de ses moyens. De l'avis du Conseil fédéral, celle-ci devrait être trouvée dans le cadre multilatéral, notamment celui représenté par l'AIEA.