08.3436 · Interpellation · 2008-06-13
Département de la défense, de la protection de la population et des sports
Liquidé
Wortlaut
Selon un article de Beni Gafner paru dans le no 24.08 de la "Weltwoche", plus de la moitié du personnel militaire professionnel consulte des spécialistes en psychiatrie et psychothérapie. Il y aurait 1800 dossiers en cours au Service psycho-pédagogique de l'armée. Selon les conclusions de l'article, le phénomène ne s'explique pas par le fait que les militaires sont des froussards, mais davantage par le fait qu'à la longue ils sont surmenés en raison du caractère chaotique de leur métier et de leur manque d'aptitude à diriger.
1. Le DDPS peut-il confirmer ces faits ?
2. Comment expliquer ces troubles ?
3. Le Conseil fédéral partage-t-il l'avis selon lequel des personnes forcées de recourir à des spécialistes en psychiatrie et psychothérapie pour résoudre leurs problèmes personnels ne sont généralement pas à même d'exercer au mieux un rôle de formateur et de chef ?
4. Le chef du DDPS a-t-il conscience de ce problème et qu'a-t-il fait pour améliorer la situation (laquelle pèse sans doute aussi sur la cote de popularité de l'armée, qui est régulièrement établie)?
Stellungnahme des Bundesrates
L'affirmation selon laquelle plus de la moitié du personnel professionnel de l'armée consulte des spécialistes en psychologie et en psychiatrie ne correspond pas à la réalité. Le Service psycho-pédagogique reçoit de 1800 à 2000 militaires chaque année pour des problèmes psychologiques en lien avec le service militaire, principalement au cours des écoles de recrues. Ce chiffre comprend de 10 à 30 militaires professionnels annuellement. La majorité des consultations comporte un, voire deux entretiens dans le cadre d'une intervention de courte durée.
Le Conseil fédéral ne peut se rallier que partiellement aux considérations formulées par l'auteur de l'interpellation dans la question 3 : selon les cas, cette démarche permet de résoudre rapidement le problème personnel pour lequel un formateur ou un chef s'adresse à un spécialiste en psychologie ou en psychiatrie. Cela n'entraîne pas nécessairement une baisse des prestations de longue durée.
Réponse du Conseil fédéral.