09.4149 · Motion · 2009-12-10
Département de l'intérieur
Liquidé
Wortlaut
Il apparaît clairement que malgré l'alarmisme de la propagande médiatique, 85 % des citoyennes et citoyens suisses refusent de se soumettre à la vaccination. Les annonces d'effets secondaires de gravité variable se poursuivent et des inquiétudes s'expriment par rapport à d'éventuels effets secondaires graves tardifs (maladies auto-immunes) liés aux adjuvants.
En raison de ces doutes et inquiétudes, je demande, avec les parlementaires qui ont cosigné ce texte :
1. l'arrêt immédiat de la campagne de vaccination ordonnée par le Conseil fédéral et appuyée par une véritable propagande alarmiste sanitaire médiatique ;
2. la recherche immédiate, dans toutes les commissions concernées, des responsabilités de cette mise en péril potentielle de la santé des Suissesses et Suisses, ainsi que de celle de leurs enfants ;
3. l'évaluation et la mise en évidence de responsabilités dans le gaspillage de sommes d'argent importantes, au détriment des contribuables, dans ce marketing public de la peur.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
Stellungnahme des Bundesrates
Fondées sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé et du Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control), les mesures prises en Suisse visaient à retarder autant que possible l'arrivée de la vague pandémique dans notre pays et à protéger contre le virus pandémique les personnes présentant un risque accru de complications.
En conséquence, la campagne d'information et de sensibilisation englobait des règles de comportement ciblées et concrètes ainsi que des mesures de santé publique à même d'assurer une protection suffisante de la population.
La recommandation de vaccination est maintenue, et les personnes souhaitant se protéger d'une infection au virus H1N1 ont toujours la possibilité de se faire vacciner gratuitement.
La vaccination est volontaire, aussi bien pour les patients à risque que pour la population en général. La fin de la campagne sera préparée conformément aux recommandations des experts nationaux et internationaux, et la décision sera prise et appliquée de concert avec les cantons.
La population suisse n'a, à aucun moment, été exposée à un quelconque danger lié à la vaccination. Les effets secondaires observés après la vaccination (par ex. douleurs dans les membres, réactions locales) correspondent aux effets, par ailleurs modérés et prévisibles, également constatés lors de la vaccination contre la grippe saisonnière.
Le Conseil fédéral est convaincu que les mesures prises aux fins de protéger la population suisse étaient nécessaires et que le plan en cas de pandémie élaboré conjointement par l'Office fédéral de la santé publique, les cantons et le groupe de travail Influenza a été mis en oeuvre en tenant compte de la situation. Un des volets majeurs de ce plan consistait à ce que les autorités compétentes informent régulièrement la population.
Il est évident que la pandémie de grippe H1N1 a suscité des questions méritant d'être éclaircies. Le chef du Département fédéral de l'intérieur a, par conséquent, demandé la réalisation d'une évaluation externe, notamment de la stratégie de vaccination et de sa mise en oeuvre. Cette évaluation portera également sur les aspects financiers. Le rapport final devrait être disponible d'ici à la mi-avril 2010.
Le Conseil fédéral considère donc que les critiques formulées sont infondées et propose de rejeter la motion.
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.