11.1071 · Question · 2011-09-27
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Monsieur Yadh Ben Achour, spécialiste tunisien de droit constitutionnel, a accompli un travail remarquable depuis le soulèvement révolutionnaire du 14 janvier 2011, et il mérite pour cela la reconnaissance non seulement du peuple tunisien mais aussi de l'Europe. Au lendemain de la révolution, il a été appelé à présider la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique, commission qui a la tâche décisive de garantir une transition pacifique entre la fin de la dictature et la tenue des premières élections libres dans l'histoire du pays. Dans sa tâche, Monsieur Ben Achour a réussi non seulement à intégrer les différentes parties en présence, mais aussi à créer un équilibre au sein de la commission et à instaurer un climat de confiance, de sorte que la légitimité de la commission n'est aujourd'hui contestée par personne et que celle-ci a pu prendre toutes les mesures nécessaires à la tenue d'une élection démocratique de l'Assemblée constituante le 23 octobre 2011.
Comment le Conseil fédéral pourrait-il témoigner à Monsieur Ben Achour de la reconnaissance de notre pays à son égard ? Pourrait-il par exemple l'inviter à prononcer une conférence en Suisse ? Le livre que Monsieur Ben Achour vient de publier sur les rapports entre l'islam et les droits de l'homme est un ouvrage fort utile qui pourrait permettre à de nombreux Suisses de remettre en question leurs préjugés.
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral salue l'implication personnelle substantielle et le rôle déterminant joué par Monsieur Yadh Ben Achour depuis le début de la phase de transition démocratique en Tunisie. Il relève entre autres son excellente gestion de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, ceci dans un contexte délicat.
Monsieur Ben Achour avait été convié en juin dernier à prendre part à un cours public sur le Printemps arabe organisé à l'Université de Lausanne, suivi d'un débat auquel un représentant du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) aurait également participé. L'intéressé avait malheureusement dû annuler sa venue en Suisse en raison d'impératifs politiques liés à la situation en Tunisie.
Le DFAE est évidemment disposé à examiner et, s'il y a lieu, à soutenir toute initiative ayant pour objectif d'inviter Monsieur Ben Achour à tenir des conférences en Suisse.
Réponse du Conseil fédéral.