11.3322 · Postulat · 2011-04-11
Chancellerie fédérale
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est chargé de revoir la stratégie d'information en cas de catastrophe. L'alarmisme n'est certes pas la bonne méthode, mais la désinformation non plus. La stratégie d'information doit garantir que la population sera informée de manière exacte, complète et objective.
Begründung
Les événements survenus au Japon, notamment les accidents dans les centrales nucléaires, ont révélé que l'information du public laissait à désirer. Au Japon, l'entreprise exploitant la centrale a donné en partie des informations erronées ou prêtant à confusion, notamment s'agissant des résultats des mesures effectuées.
Malheureusement l'information officielle en Suisse au sujet de ces catastrophes n'a pas non plus toujours été exemplaire. Les premiers jours notamment, à la demande des médias, des experts de l-IFSN se sont trop engagés en affirmant que l'IFSN disposait des documents nécessaires pour évaluer les retombées de l'accident. Après trois jours déjà, des voix se sont fait entendre pour déclarer que les conséquences des catastrophes survenues au Japon seraient incomparablement moins graves que celles de Tchernobyl. Il y aurait d'autres exemples encore.
Antrag des Bundesrates
Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.
Stellungnahme des Bundesrates
Le Conseil fédéral dispose d'un certain nombre de stratégies de communication en cas de catastrophe. En vue de leur optimisation permanente, il les adapte constamment aux nouvelles nécessités.
Dans le contexte de la catastrophe nucléaire de Fukushima, la Chancellerie fédérale a assumé une fonction coordinatrice en matière d'information, vu que le besoin d'informer le public a paru considérable et que les médias devaient de ce fait avoir régulièrement accès à des informations actualisées, objectives et complètes. L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) a pris part à ces séances et à ces programmes d'information.
L'IFSN est un établissement de droit public de la Confédération doté de la personnalité juridique. Elle exerce sa fonction de surveillance, mais aussi de communication, de manière autonome et indépendante. Ce faisant, elle est tenue de respecter les principes d'une information objective et conforme à la vérité.
Le Conseil fédéral, à la surveillance duquel l'IFSN est soumise, estime qu'il n'y a pas motif à intervenir dans la politique d'information et de communication menée par l'IFSN et ses experts, même après l'accident de Fukushima.
Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.