12.3825 · Interpellation · 2012-09-26
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Le DFAE a annoncé vouloir fermer l'ambassade de Suisse au Guatemala. Lors de sa visite en Suisse, le ministre guatémaltèque Harold Caballeros a été reçu par le groupe interparlementaire "Suisse/Amérique latine". Il ressort de cette discussion que le Guatémala est très désireux que la Suisse maintienne son ambassade.
1. La décision de fermer l'ambassade de Suisse au Guatemala est notamment motivée par le fait que le Guatemala ne possède pas d'ambassade en Suisse. Or, le ministre des affaires étrangères guatémaltèque a fait part de son intention d'ouvrir une ambassade en Suisse d'ici 2013. Cette information n'est-elle pas de nature à faire revenir le DFAE sur sa décision ?
2. Le fait que la coopération suisse ait des projets actifs sur place, notamment dans le domaine de la prévention de la violence des jeunes, ne nécessite-t-il pas une représentation officielle de notre pays ?
Stellungnahme des Bundesrates
La décision de fermer l'Ambassade de Suisse au Guatemala fait partie d'un paquet de mesures prises par le Conseil fédéral en avril 2012. Dans le cadre des exigences en matière d'économies formulées par le Parlement dans le réexamen des tâches de la Confédération et en adéquation avec les axes stratégiques de la politique étrangère suisse, définies par le Conseil fédéral le 2 mars 2012, le DFAE a soumis au Conseil fédéral différentes mesures de synergies ainsi que de fermetures et d'ouvertures de représentations.
Le réseau de représentations est régulièrement contrôlé quant à son efficacité afin d'assurer que l'affectation des moyens permette de sauvegarder au mieux les intérêts de la Suisse, conformément à la stratégie de politique étrangère et en fonction des développements internationaux.
Le DFAE s'emploie donc à dégager, par des gains d'efficacité, les moyens nécessaires pour couvrir les nouveaux besoins qui apparaissent dans le réseau extérieur. Il essaie d'éviter dans la mesure du possible la fermeture de représentations. Mais en fonction de l'évolution des finances fédérales, la fermeture de certaines représentations à l'étranger ne peut malheureusement pas être exclue. Ainsi, dans le cadre des priorités fixées, il a été décidé de fermer l'ambassade au Guatemala d'ici à la fin juin 2013.
Dans le cadre de la visite officielle de travail du Ministre des affaires étrangères du Guatemala le 27 août 2012 à Berne, le Chef du Département fédéral des affaires étrangères a expliqué à son homologue les raisons ayant conduit à cette fermeture.
1. La décision du Conseil fédéral de fermer l'Ambassade de Suisse au Guatemala ne fut aucunement motivée par le fait que le Guatemala entretienne une Ambassade en Suisse ou non. Comme exposé ci-dessus, les critères ayant conduit à la décision de fermeture furent l'adéquation du réseau extérieur par rapport à la stratégie de politique extérieure et la mise en oeuvre du réexamen des tâches et des exigences en matière d'économie décidé par le Parlement. Ces critères gardent leur entière pertinence.
2. Malgré cette fermeture, l'engagement de la Suisse se poursuivra. La Direction politique du DFAE qui soutient depuis 2007 des projets au Guatemala dans les domaines du traitement du passé, de la lutte contre l'impunité et de la restauration de l'État de droit, va poursuivre ses activités à l'avenir également. Pour ce faire, elle va s'appuyer sur les autres représentations de la Suisse dans la région et compter sur les contacts déjà existants avec les institutions actives dans le domaine. L'Amérique centrale reste également une région prioritaire de la coopération au développement suisse, raison pour laquelle la DDC va continuer ses activités de programme à caractère régional dans le domaine de la coopération internationale et de l'aide humanitaire.
Il convient par ailleurs de souligner que le Suisse maintiendra une présence forte en Amérique centrale avec pas moins de trois représentations officielles : l'Ambassade au Costa Rica, qui s'occupera à l'avenir du Guatemala, ainsi que deux bureaux de coordination au Honduras et au Nicaragua.
Réponse du Conseil fédéral.