14.5108 · Heure des questions. Question · 2014-03-05
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
Mosnieur l'ambassadeur Tim Guldimann a exprimé publiquement devant ses camarades du Parti socialiste la honte que lui inspire la Suisse en raison de l'initiative du 9 février, de sa décision de se replier sur elle-même, du "statut de parasite" qu'elle revêt en Europe.
C'est pourtant cette même Suisse parasite et repliée sur elle-même qui lui verse son confortable salaire : comment se fait-il qu'il n'en ait pas honte ?
Stellungnahme des Bundesrates
Monsieur Tim Guldimann s'est exprimé dans le cadre de cette assemblée du Parti socialiste du canton de Zurich à titre privé et comme membre dudit parti. Aussi, le Conseil fédéral n'a-t-il pas eu connaissance du contenu du discours de Monsieur Guldimann. Le Conseil fédéral fait confiance au bon sens et à la responsabilité personnelle des employés de la Confédération pour qu'ils évaluent la retenue dont ils doivent faire preuve dans un contexte privé.
Le DFAE n'a pas de directives concernant l'activité politique de ses collaborateurs en Suisse et ceux-ci restent libres d'exercer leurs droits de citoyen ; un engagement politique ou associatif ne doit toutefois pas empiéter excessivement sur la disponibilité du collaborateur au travail.
Lorsqu'il agit dans le cadre de ses fonctions professionnelles et officielles, Monsieur l'ambassadeur Guldimann, tout comme les autres diplomates et collaborateurs de l'administration fédérale, représente et défend les positions de politique étrangère voulues par le peuple et conduites par le Conseil fédéral. Ce dernier n'a aucune raison de douter de l'engagement et des compétences de Monsieur l'ambassadeur Guldimann ni d'interrompre sa mission d'envoyé personnel du président en exercice de l'OSCE. Étant donné la gravité de la crise, l'importance de cette mission reste d'ailleurs entière.