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17.1019 · Question · 2017-03-17

Département des finances

Liquidé

Wortlaut

En ce moment, un tram circule à Genève entièrement recouvert d'une publicité pour le Corps des gardes-frontière.

Il est choquant et incompréhensible qu'ait lieu cette campagne publicitaire alors que, parallèlement, des restrictions budgétaires imposent des mesures d'économies et de restructuration.

Certes, le recrutement du personnel est très important. Néanmoins, il serait plus approprié que les fonds soient investis dans des mesures en faveur du personnel, étant donné que les gardes-frontière ont une très grosse charge de travail et qu'ils accomplissent de nombreuses heures supplémentaires. En outre, beaucoup d'entre eux sont affectés loin de chez eux et acceptent par conséquent que leur vie privée en pâtisse.

Je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :

1. Que coûte cette campagne publicitaire ? Est-elle limitée au canton de Genève ou menée à l'échelle nationale ?

2. Pourquoi ces fonds ne sont-ils pas employés pour des mesures salariales ou afin d'engager du personnel supplémentaire ?

3. Quelles mesures en faveur du personnel sont-elles prises en vue de diminuer la charge de travail élevée ?

Stellungnahme des Bundesrates

1. La campagne publicitaire coûte environ 140 000 francs suisses au total. Sont compris dans ce prix la publicité affichée à l'extérieur du tram ainsi que les brochures et les cartons suspendus à l'intérieur. Le tram circule pendant cinq mois sur diverses lignes du réseau des transports publics genevois (tpg). Une telle campagne est réalisée pour la première fois et se limite à la région de Genève. Elle a pour but de pallier les difficultés rencontrées depuis de nombreuses années en matière de recrutement de gardes-frontière dans cette région. Ces difficultés ont notamment les causes suivantes :

D'abord, Genève est une région urbaine où le trafic transfrontalier de marchandises et de personnes est dense. Ensuite, seule près de la moitié des habitants de cette région ont la nationalité suisse, qui est l'une des conditions pour rejoindre le Corps des gardes-frontière (Cgfr). Enfin, le coût de la vie est très élevé à Genève. Le Cgfr s'est donc vu contraint de prendre de nouvelles mesures pour trouver les personnes qu'il recherche. Le tram attire l'attention (davantage qu'une annonce dans le journal) et peut interpeller les passants. Il permet en outre de s'informer directement par le biais des brochures mises à disposition. La campagne a d'ailleurs déjà porté ses fruits : le nombre de postulations a nettement augmenté.

2. Pour maintenir son effectif à plus de 2000 personnes réparties dans toute la Suisse, le Cgfr doit régulièrement prendre des mesures dans le domaine du recrutement. Le modeste budget qui est prévu chaque année pour ces mesures est utilisé de façon à obtenir les meilleurs résultats possibles. Les fonds sont répartis entre les différentes régions en fonction de leur situation et des défis auxquels elles doivent faire face. Le budget destiné aux mesures publicitaires n'a pas été augmenté pour la campagne en question. L'argent dépensé pour cette campagne ne permettrait ni de prendre des mesures salariales ni d'engager du personnel supplémentaire. Par ailleurs, l'Administration fédérale des douanes doit respecter les exigences budgétaires du Parlement.

3. Les mesures en faveur du personnel font partie des principales tâches de conduite du Cgfr. La situation migratoire et les menaces terroristes mobilisent fortement les gardes-frontière. Par conséquent, le Cgfr utilise tous les moyens à sa disposition pour compenser les charges supplémentaires. Le Cgfr s'efforce ainsi d'améliorer, à tous les niveaux, les conditions générales de l'engagement. Il est très important que la région de Genève puisse pourvoir ses postes vacants au plus vite. Ainsi, la charge de travail des collaborateurs sur place sera allégée et le temps de trajet nécessaire pour les engagements de renfort réduit, ce qui profitera à l'ensemble du Cgfr.

Réponse du Conseil fédéral.