17.5032 · Heure des questions. Question · 2017-02-28
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
La situation des droits de l'homme au Bahreïn est toujours très inquiétante. Les militants des droits de l'homme et les opposants politiques sont harcelés, détenus et torturés. Les autorités violent gravement la liberté d'expression et de réunion. Jusqu'à présent, la Suisse a condamné, avec le Conseil des droits de l'homme, l'attitude de ce pays.
Vu la détérioration de la situation dans ce pays, qu'entreprendra la Suisse pendant l'actuelle session du Conseil des droits de l'homme ?
Stellungnahme des Bundesrates
La protection et la promotion des droits de l'homme sont une priorité de la politique extérieure suisse. Le Conseil fédéral partage la préoccupation de l'auteur de la question concernant la situation des droits de l'homme à Bahreïn, qu'il observe de près. Il est également préoccupé par le manque de coopération de Bahreïn avec certains mécanismes internationaux de protection des droits de l'homme, notamment les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme, et avec le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. La Suisse utilise tant les instruments bilatéraux que les instruments multilatéraux pour promouvoir les droits de l'homme.
Au niveau multilatéral, la Suisse a initié et coordonné, à cinq reprises depuis 2012, une déclaration commune sur la situation des droits de l'homme à Bahreïn au Conseil des droits de l'homme et a mentionné à plusieurs reprises la situation préoccupante à Bahreïn en sa capacité nationale, la dernière fois pendant la trente-troisième session en septembre 2016. Elle a également formulé des recommandations lors du dernier Examen périodique universel de Bahreïn, notamment sur la liberté d'expression, la poursuite pénale de cas de torture présumés, sur les défenseurs des droits de l'homme ainsi que sur la ratification du Statut de Rome.
Au niveau bilatéral, la Suisse a fait part à Bahreïn de ses préoccupations concernant la situation des droits de l'homme lors des dernières consultations politiques bilatérales du 9 février 2017 à Manama ainsi qu'à l'occasion de la rencontre au niveau des secrétaires d'États aux affaires étrangères en mars 2017 à Berne. La Suisse y a notamment appelé Bahreïn à collaborer avec les institutions et mécanismes internationaux des droits de l'homme, notamment en donnant accès aux procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme, y compris au rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. La Suisse considère les instruments multilatéraux et bilatéraux comme complémentaires et se renforçant mutuellement. Elle met en oeuvre ces instruments en ayant pour objectif une amélioration effective des droits de l'homme sur place.