20.5383 · Heure des questions. Question · 2020-06-08
Département des affaires étrangères
Liquidé
Wortlaut
L'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah, emprisonnée depuis le 5 juin 2019, a été condamnée récemment à 6 ans de réclusion en Iran. Sa condamnation confirme que c'est la liberté d'exercer son métier de chercheuse qui est en jeu.
Au vu du rôle de la coopération scientifique de la Suisse avec l'Iran, une intervention en faveur de Fariba Adelkhah et de la liberté de la recherche auprès des autorités iraniennes ne s'impose-t-elle pas ?
Stellungnahme des Bundesrates
La Suisse mène avec l'Iran un dialogue spécifique sur les droits de l'homme. A chaque occasion, les cas individuels sont mis sur la table, notamment ceux de binationaux en détention. Elle souligne aussi l'importance qu'elle attache à la liberté de recherche, qui est un facteur nécessaire de la coopération scientifique. Le cas de Madame Adelkhah est étroitement suivi par l'ambassade de Suisse à Téhéran. Toutefois, s'agissant d'une binationale franco-iranienne, le rôle prépondérant dans cette affaire est joué par la France.