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22.7036 · Heure des questions. Question · 2022-03-01

Département de l'économie, de la formation et de la recherche

Liquidé

Wortlaut

- Que pense le Conseil fédéral de l'écart qui existe entre les taux de chômage comparativement élevés et les grandes difficultés de recrutement qu'enregistrent certaines branches comme l'hôtellerie ?

- Est-il prêt à revoir le système de relevé des taux de chômage de manière à ce que les branches ayant un seuil d'accès bas et connaissant de fortes fluctuations ne présentent plus des taux de chômage trop élevés, complètement déconnectés de la réalité ?

Stellungnahme des Bundesrates

Après la chute de la demande de main-d'oeuvre durant la pandémie, les entreprises recherchent à nouveau du personnel de manière plus intensive au cours des derniers mois. Partant, le nombre d'entreprises rencontrant des difficultés à trouver du personnel compétent a également augmenté. Une telle évolution est habituelle en période de reprise. Le fait que de nombreuses entreprises recherchent en même temps de la main-d'oeuvre en raison de l'assouplissement des mesures n'arrange pas cette situation. Parallèlement, le chômage dans le domaine de l'hôtellerie et de la restauration a enregistré récemment une nette diminution. Le taux de chômage général donne des informations sur la proportion de chômeurs par rapport au total des personnes pouvant exercer une activité lucrative et des personnes actives. Il décrit l'ampleur du chômage dans une économie nationale et est un indicateur important, internationalement reconnu, de l'exploitation de l'offre de main-d'oeuvre. À cet égard, la conception et la définition du taux de chômage du SECO s'inspire des directives de l'Organisation internationale du travail. Pour des analyses spécifiques, par exemple par branche, il est possible d'exploiter les données recueillies dans le cadre des statistiques du marché du travail, à savoir le nombre d'inscriptions au chômage, et donc la probabilité de se retrouver au chômage, ainsi que la durée moyenne du chômage. Ces analyses se font déjà en fonction des besoins. Dès lors, du point de vue du Conseil fédéral, il n'est pas nécessaire d'examiner les méthodes de calcul du taux de chômage, lesquelles ont fait leurs preuves.