23.7762 · Heure des questions. Question · 2023-09-20
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Liquidé
Wortlaut
La suppression de l'enseignement du français, de l'allemand ou de l'italien dans les écoles de commerce et professionnelles se répercute sur la perméabilité des types et des filières de formation au sein de la formation professionnelle ainsi qu’entre la formation professionnelle et les autres secteurs du système éducatif.
Le Conseil fédéral reconnaît-il cet impact ?
Par quels moyens pourrait-il y remédier ?
Stellungnahme des Bundesrates
La réforme de la formation commerciale initiale a été élaborée sous la direction des organisations compétentes du monde du travail, avec la participation de la Confédération et des cantons, dans le cadre d'un processus de plusieurs années. Les nouvelles ordonnances et les plans de formation d’employé/e de commerce CFC et d’employé/e de commerce AFP ont été édictés en août 2021 et sont entrés en vigueur à la rentrée 2023. Les partenaires de la formation professionnelle ont ainsi disposé d'environ deux ans pour planifier leur introduction. La Confédération les a soutenus dans cette démarche. Un des changements majeurs est le renforcement de l’enseignement des langues dans ces formations initiales. En plus de la langue du lieu de formation, l’enseignement comprend une langue étrangère pour l'AFP et deux langues étrangères, dont au moins une deuxième langue nationale, pour le CFC. Auparavant, l'AFP ne prévoyait pas de langue étrangère et une seule était obligatoire dans le CFC. Une autre nouveauté concerne la méthode d’apprentissage des langues, qui est orientée vers les compétences et donc proche des situations pratiques de la profession. L’enseignement des langues à partir de contextes spécifiques est un principe didactique qui facilite l’acquisition de la langue et donne les outils nécessaires pour s'intégrer dans les différents environnements professionnels. Tant les apprentis que les employeurs en sont gagnants. Cette méthode ne prétérite en aucun cas le niveau des compétences linguistiques acquises à la fin de la formation professionnelle initiale, ni l'intégration ou l'égalité des chances. En renforçant l’enseignement des langues, la Confédération et les autres partenaires de la formation professionnelle ont créé les conditions favorables à la perméabilité entre les AFP et les CFC, ainsi qu'entre les formations professionnelles initiale et supérieure. C’est également un atout pour les apprentis qui choisissent la voie de la maturité professionnelle pour intégrer des études dans les hautes écoles spécialisées.