24.7427 · Heure des questions. Question · 2024-06-05
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Liquidé
Wortlaut
Dans sa réponse à ma question 24.7157, le Conseil fédéral énumère une série de prestations de la biodiversité en faveur de la production alimentaire, lesquelles vont de la pollinisation au contrôle des ravageurs en passant par la formation des sols et par la fertilité de ces derniers. D’autres prestations s’y ajoutent, comme le stockage de l’eau et du carbone ou la protection contre l’érosion. Or, la biodiversité en Suisse est en mauvais état et continue de reculer, comme l’écrit l’OFAG.
Quels sont les risques inhérents à ce déclin auxquels l’agriculture et la sécurité alimentaire sont exposées ?
Stellungnahme des Bundesrates
Le recul de la biodiversité a des effets négatifs sur les prestations écosystémiques mentionnées. La baisse de la pollinisation naturelle augmente le besoin d’une pollinisation organisée par l’agriculteur ou l’agricultrice, ce qui peut porter atteinte au rendement et à la qualité des produits récoltés. La diminution de la régulation naturelle des organismes nuisibles peut être en partie compensée par l’utilisation de produits phytosanitaires, ce qui va toutefois à l’encontre des objectifs de réduction des risques liés aux produits phytosanitaires. Concernant la fertilité du sol, la dégradation moindre des éléments polluants constitue un risque de voir ces substances atteindre les cours d’eau. La diminution des nutriments produits peut, elle aussi, être la conséquence de la plus faible diversité biologique du sol.