24.7519 · Heure des questions. Question · 2024-09-10
Département de l'économie, de la formation et de la recherche
Liquidé
Wortlaut
La liste rouge, publiée récemment par l’OFEV, montre que 45 % des abeilles sauvages sont menacées. « Cette situation s’explique principalement par la raréfaction des ressources alimentaires (nectar et pollen) et des possibilités de nidification ».
- Les abeilles sauvages sont-elles plus menacées sur le Plateau, région fortement exploitée par l’agriculture, qu’ailleurs en Suisse ?
Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?
- Les surfaces de promotion de la biodiversité dans les zones de grandes cultures constitueraient-elles une amélioration pour les abeilles sauvages ?
Si oui, dans quelles mesures ?
Stellungnahme des Bundesrates
La Liste rouge des abeilles, publiée par l’Office fédéral de l’environnement, montre l’appauvrissement de la faune apicole. Cette faune peuple une large partie des terres cultivées dans les régions d’agriculture intensive en basse et moyenne altitude. En région de plaine, les abeilles sauvages disposent de moins d’habitats précieux que dans les zones plus élevées. En plaine, la part globale de surfaces de promotion de la biodiversité est plus faible qu’en zone de montagne. Les habitats spécifiques offerts par les surfaces de promotion de la biodiversité sur les terres assolées sont très précieux pour de nombreuses espèces, dont les abeilles sauvages. Celles-ci profitent de la part importante de sols nus et de structures leur offrant des nichoirs ainsi que de la nourriture qu’elles y trouvent du printemps à l’automne. C'est pourquoi les surfaces de promotion de la biodiversité sur les terres arables sont soutenues financièrement par des paiements directs.