26.3582 · Interpellation · 2026-06-08
Département de justice et police
Déposé
Wortlaut
Dans la stratégie en matière d’asile 2027, il est constaté que les emplois des réfugiés et des personnes admises à titre provisoire sont rarement durables et souvent moins bien rémunérés que la moyenne, ce qui peut entraîner une dépendance partielle à l’aide sociale. Ce problème touche particulièrement les femmes : selon le rapport de suivi de l’encouragement de l’intégration, leur taux d’activité, après sept ans, est deux fois moins élevé que celui des hommes.
En Suisse, il est souvent nécessaire d’avoir accompli une formation professionnelle minimale pour obtenir un emploi durable. Pour les adolescents et les jeunes adultes, le préapprentissage d’intégration joue un rôle important. Pour les adultes dont l’objectif principal est d’accéder directement au marché du travail, les certificats sectoriels reconnus dans toute la Suisse, comme le certificat pour les auxiliaires de santé de la CRS ou les programmes Riesco et Progresso dans le secteur de la restauration, sont très précieux. Ils permettent d’acquérir en quelques mois des compétences pratiques immédiatement utilisables sur le marché du travail. Au moyen de programmes comme SESAM, le Conseil fédéral promeut depuis quelques années déjà le certificat pour auxiliaires de santé de la CRS.
En lien avec l’objectif d’intégration sur le marché du travail que prévoit la stratégie en matière d’asile 2027, le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :
En quoi la situation des titulaires d’un certificat sectoriel et celle des personnes qui entrent directement sur le marché du travail divergent-elles en ce qui concerne le taux d’activité, la dépendance à l’aide sociale et le taux de chômage ? Dans quelle mesure une meilleure promotion des certificats sectoriels pourrait-elle renforcer durablement l’activité professionnelle des réfugiés et des personnes admises à titre provisoire ?
À quels obstacles les personnes souhaitant participer à des programmes menant à un certificat sectoriel se heurtent-elles ? En particulier les femmes ? Comment le Conseil fédéral compte-t-il les éliminer ?
Quelle incidence des connaissances linguistiques insuffisantes peuvent-elles avoir ? Que pense le Conseil fédéral des cours de langue spécifiques à une profession que la personne suit avant de commencer à travailler, comme le programme fide dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie ?
A-t-il cherché à savoir dans quels autres secteurs, en particulier ceux qui ont un besoin important en main-d’œuvre qualifiée, il serait opportun de créer et promouvoir des certificats sectoriels en collaboration avec les associations sectorielles et professionnelles ?
Au-delà de la question des qualifications, de quelle manière le Conseil fédéral pourrait-il inciter davantage les entreprises à embaucher des réfugiés et des personnes admises à titre provisoire ?