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26.3671 · Interpellation · 2026-06-17

Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication

Déposé

Wortlaut

Lors de la présentation des grandes lignes du programme « Transports ’45 », il a été annoncé que le projet d’élargissement à six voies sur le tronçon entre Schönbühl et Kirchberg de l’A1, rejeté par le peuple, ne serait pas poursuivi et qu’une réaffectation de la bande d’arrêt d’urgence (R-BAU) était envisagée à la place.

Ces projets étaient officieusement connus depuis un certain temps déjà, mais l’OFROU était resté silencieux malgré de multiples demandes à ce sujet. La démarche du Conseil fédéral est difficile à comprendre, notamment pour deux raisons : premièrement, le site Internet de l’OFROU précise que la R-BAU « n’est mise en œuvre que si elle n’entraîne pas de nouvelles surcharges de trafic sur les tronçons autoroutiers voisins et sur le réseau routier urbain ou cantonal situé à proximité ». Compte tenu de la forte fréquentation du tronçon de Grauholz aux heures de pointe, cette condition n’est manifestement pas remplie ici. Deuxièmement, dans sa réponse à l’interpellation 22.3825, le Conseil fédéral s’est clairement prononcé contre la suppression de la bande d’arrêt d’urgence sur ce tronçon, notamment pour des raisons de sécurité.

Dans la région, certains craignent par ailleurs que ce projet ne soit décidé sans consulter les personnes concernées. Dans les communes directement touchées, l’augmentation de la capacité de l’A1 entre Wankdorf et Kirchberg a été clairement rejetée.

Dans ce contexte, le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :

  • Pourquoi le Conseil fédéral examine-t-il la possibilité de réaffecter la bande d’arrêt d’urgence sur l’A1 entre Schönbühl et Kirchberg, alors que ce projet ne remplit manifestement pas les conditions fixées par l’OFROU pour une telle réaffectation ?

  • Pourquoi un tel projet est-il à l’étude, alors que le Conseil fédéral avait écarté, déjà en 2022, la possibilité de supprimer la bande d’arrêt d’urgence sur le tronçon concerné ?

  • De quelles possibilités disposeraient les particuliers concernés, les communes et les organisations dotées d’un droit de recours des organisations concernés pour avoir leur mot à dire sur un tel projet et, le cas échéant, pour engager une action en justice ?

  • Une procédure simplifiée d’approbation des plans est-elle envisagée ?