94.3329 · Interpellation · 1994-09-19
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral a décidé, le 29 juin 1994, de réduire les contributions aux frais de promotion du transport ferroviaire des véhicules routiers accompagnés. Pour des raisons d'économie, la réduction tarifaire, tirée du produit des droits d'entrée sur les carburants, devrait donc passer de 13,50 francs à 7,50 francs après être tombée de 15 francs à 13,50 francs (- 10 %) en 1993. Simultanément le rapprochement tarifaire avait été supprimé.
La diminution de moitié de ladite réduction tarifaire obligerait alors la compagnie BLS à faire passer de 23 à 36 francs le prix du transport d'un véhicule, la compagnie FO à 40 francs (contre 28 francs). Pour des raisons liées à la gestion et au marketing, aucune de ces compagnies ne pourrait envisager d'offrir un tarif préférentiel aux indigènes.
Le relèvement du tarif pénaliserait très lourdement l'économie valaisanne, laquelle est tributaire de voies d'accès concurrentielles. Il est hors de question d'affaiblir le canton du Valais à ses accès est et nord, alors qu'il est déjà mal desservi ; il est hors de question encore de saper le pilier que constitue le tourisme pour l'économie valaisanne.
Même les écologistes jugent qu'il est aberrant de réduire ces contributions et de provoquer du même coup une baisse des recettes du BLS et du FO.
Pour finir, je rappelle qu'on avait décidé, en 1985, d'augmenter la réduction tarifaire en question pour désenclaver le canton, que la navette ferroviaire du Loetschberg remplace le tunnel du Rawil et que cette tâche a été confirmée par l'approbation de l'arrêté sur le transit alpin.
J'exhorte donc le Conseil fédéral à revenir sur sa décision de diminuer de moitié la réduction tarifaire dont il est question ici.