96.408 · Initiative parlementaire · 1996-03-20
Liquidé
Wortlaut
Conformément à l'article 93, 1er alinéa, de la constitution fédérale, et de l'article 21bis de la loi sur les rapports entre les conseils, je dépose l'initiative parlementaire suivante sous la forme d'une demande conçue en termes généraux. La législation fédérale pertinente doit être modifiée comme suit :
- Deux journées sans voitures seront organisées chaque année sur l'ensemble du territoire helvétique.
- La Confédération soutiendra les efforts des cantons et des communes visant à organiser des journées sans voitures sur les plans cantonal et régional.
Begründung
L'aboutissement de l'initiative populaire "rétrotrafiC" montre que de larges couches de la population ne supportent plus les nuisances dues au trafic automobile permanent.
En Allemagne les dimanches sans voitures instaurés dans certaines régions se sont révélés une bénédiction pour la
population locale et un atout touristique indéniable : 400 000 personnes ont en effet participé en 1986 à la première journée de ce type dans la vallée du Rhin ("route du vin" dans le Palatinat). Cette expérience ayant été très concluante, elle est désormais renouvelée chaque année et a fait tache d'huile dans d'autres régions. C'est ainsi qu'en 1995 on a compté 11 journées sans voitures organisées à la grande satisfaction de la population et de l'industrie
touristique.
Les journées sans voitures sont l'occasion d'accomplir une foule d'activités qui ne sont plus que difficilement compatibles avec la vie moderne : visites de ville en calèche, concerts en plein air organisés de manière spontanée, jeux d'enfants dans la rue, manifestations sportives de masse et fêtes de quartier. La disparition soudaine du trafic automobile permet de redécouvrir son propre environnement et de le percevoir tout différemment.
Les journées sans voitures sont la preuve manifeste qu'on peut aussi se divertir tout en respectant l'environnement. Elles incitent de nombreux automobilistes à se demander si et quand ils sont vraiment tributaires d'une voiture. Au moins deux fois par an, les gens non motorisés n'auraient plus besoin de faire attention aux véhicules privés.
En outre, en jouant cette carte, la Suisse attirerait les touristes étrangers, au grand bénéfice de l'industrie touristique en crise.