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97.3317 · Postulat · 1997-06-18

Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication

Liquidé

Wortlaut

Le Conseil fédéral est invité à intervenir auprès des CFF pour que la gare de Zweidlen, sur la ligne Bülach-Coblence, soit de nouveau desservie par les trains de voyageurs.

Begründung

Depuis deux ans, les trains RER de la ligne Bülach-Zurzach passent devant la gare de Zweidlen (Glattfelden, Zh) sans s'arrêter. Cette halte, fermée au trafic voyageurs, reste occupée par le personnel CFF six jours par semaine pour assurer le trafic marchandises (gravier et produits agricoles) et offrir un service postal. Or, quelque 50 nouvelles habitations sont venues s'ajouter aux 150 ménages vivant dans l'environnement immédiat de la gare.

Récemment, la population s'est mobilisée pour le baptême de la locomotive "Glattfelden à Zweidlen. Lors du cortège, de jeunes manifestants ont exigé la réouverture de la gare au trafic voyageurs. Au son d'une marche funèbre, certains transportaient un cerceuil orné de l'enseigne de la gare. On pouvait lire sur les banderolles : "baptême pour une gare défunte", "morte pour 2 minutes". Sous les applaudissements d'un public nombreux, la commune par la voix de son président a promis de tout faire afin de ramener la défunte gare à la vie.

Il n'est simplement pas concevable de faire fi de tant de bonne volonté populaire face au rail afin d'économiser 2 minutes.

Antrag des Bundesrates

Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.

Stellungnahme des Bundesrates

Les CFF sont tenus de diriger leur entreprise selon les principes d'une saine gestion, d'autant plus que les milieux politiques leur demandent régulièrement d'accroître leurs efforts dans ce domaine. La reprise de la desserte de la station de Zweidlen sur la ligne CFF Bülach - Coblence pour le trafic voyageurs, demandée dans le postulat, relève d'un secteur de l'entreprise qui West de notre ressort qu'à certaines conditions.

Les CFF se prononcent comme il suit :

Tri vue du changement d'horaire de 1995, des variantes d'offre plus avantageuses ont été étudiées pour la ligne Bülach - Coblence. Un service de bus a aussi été envisagé. Avec la participation déterminante du canton d'Argovie, un nouveau projet d'offre ferroviaire a été mis en oeuvre présentant le meilleur rapport coûts / bénéfice. Ses objectifs sont les suivants :

-Mieux répondre aux souhaits de la clientèle : les deux stations Rürnikon - Mellikon et

Weiach - Kaiserstuhl, situées entre les agglomérations, ont été remplacés par trois

arrêts plus proches des centres (Kaiserstuhl, Rürnikon et Mellikon); ils sont financés

par le canton d'Argovie.

-Amé1iorer la rentabilité : vu la faiblesse de la demande, les trains rebroussent chemin à

Zurzach au lieu de Coblence. Cette modification permet d'économiser une rame à

condition de se limiter à quatre arrêts entre Eglisau et Zurzach, au lieu de cinq. Les

heures de départ à Eglisau (correspondance avec le RER 5) et à Zurzach (temps de

battement de 6 minutes au minimum) sont déterminantes à cet égard.

La suppression nécessaire de la desserte de Zweidlen a été décidée compte tenu des faits suivants :

L'autre solution aurait été de supprimer l'arrêt de Rekingen AG. Mais la demande y est plus forte qu'à Zweidlen, oü elle est faible.

L'offre était facile à remplacer en prolongeant la ligne de bus existante Glattfelden Gare - Glattfelden Poste jusqu'à Zweidlen. Cette solution permettait aussi de créer une liaison locale qui était souhaitée.

Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les chemins de fer, le 1er janvier 1996, la Confédération et les cantons déterminent l'offre du transport régional des voyageurs en la comandant. À leur demande, un arrêt à Zweidlen pourra être examiné. Rappelons toutefois qu'il nécessiterait la mise en circulation d'une rame supp1émentaire, ce qui entraînerait des surcoûts. C'est pour cette raison que la Communauté des transports zurichois a jusqu'à présent refusé de reprendre cette desserte."

Comme les CFF l'expliquent au dernier paragraphe, la procédure de commande prévue dans les lois sur les chemins de fer et sur le transport public permet en principe d'obliger les trains à s'arrêter à Zweidlen. La Confédération ne participera toutefois aux dépenses qui en découlent que si le canton est disposé à indemniser la part des coûts non couverts qui lui incombe. Par ailleurs, les fonds attribués à un canton sont restreints. Des surcoûts à un endroit doivent être compensés par des économies réalisées à un autre.

Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.