98.3060 · Interpellation · 1998-03-02
Département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication
Liquidé
Wortlaut
Le Conseil fédéral est invité à répondre aux questions suivantes :
- Les CFF sont-ils disposés à augmenter la capacité de transport de la ligne reliant Bâle à Zurich afin de couvrir de manière satisfaisante les besoins accrus des collaborateurs de l'UBS ?
- Les CFF sont-ils disposés à prendre en considération les exigences concernant l'horaire des trains (liaisons directes, heures de départ conformes aux besoins des usagers, coordination avec les entreprises de transports urbains, etc.), ainsi que d'autres demandes des usagers (équipement des voitures avec des moyens de télécommunication, etc.)?
Begründung
L'une des conséquences de la fusion de la SBS et de l'UBS est que beaucoup de leurs employés auront un nouveau lieu de travail. Dans la plupart des cas, il s'agira de Zurich ou de Bâle. Le nombre de pendulaires qui feront la navette entre leur domicile dans l'une de ces villes et leur lieu de travail dans l'autre augmentera donc considérablement.
L'expérience nous apprend que les capacités actuelles ne suffiront pas pour assurer le transport par train de ce surcroît de voyageurs aux heures de pointe ; des moyens supplémentaires seront nécessaires.
Comme il est dans l'intérêt des deux agglomérations que le changement du lieu de travail n'oblige pas de nombreux contribuables à changer de localité de domicile, il importe de faire en sorte que les transports s'effectuent dans des conditions optimales pour les voyageurs ; à cet effet, il faudra aussi collaborer étroitement avec les responsables de la nouvelle UBS. On devra en outre essayer de satisfaire certaines exigences de la clientèle qui n'ont pas été prises en considération dans l'offre des prestations des CFF (liaisons directes, horaires conformes aux besoins des usagers, coordination avec les entreprises de transports urbains, wagons spéciaux, installation de moyens de télécommunication, etc.).
Stellungnahme des Bundesrates
Comme le transport des marchandises, celui des voyageurs sur de longues distances fait partie du secteur des CFF relevant de l'économie de marché. Les questions posées par l'auteur de l'interpellation concernent uniquement cette entreprise, qui se prononce comme il suit :
"Les CFF estiment que la ligne Bâle - Zurich - Zurich Aéroport est promise à un certain développement et qu'elle offre encore des chances de mieux exploiter le marché. Les responsables en ont d'ailleurs profité ces dernières années chaque fois que c'était possible.
Avec l'introduction de trains non-stop et le raccordement de Liestal et de Lenzbourg, an a tiré profit de manière optimale des possibilités infrastructurelles supplémentaires.
Dans l'optique du marché, les CFF entendent développer l'offre entre Bâle et Zurich dès 1999. Il est clair que les flux de trafic et les souhaits de la clientèle jouent un rôle déterminant sur le plan de la demande. Pour le moment, les spécialistes de l'entreprise examinent s'il n'est pas possible d'augmenter le nombre des trains non-stop entre Bâle et Zurich pour aboutir à une cadence horaire intégrale dès le changement d'horaire de 1999. Ils se penchent aussi sur les trains Bâle - Zurich Alstetten - Zurich Aéroport, conformes au marché, ou sur les liaisons reliant Bâle à l'aéroport de Zurich via le Furttal.
Dans le cadre des travaux de Rail 2000 dans l'avant-gare de Zurich, de la réalisation de l'intervalle de 2 minutes dans la circulation des trains sur le tronçon Olten - Aarau - Zurich GP et d'autres aménagements concernant la réalisation de la première étape de Rail 2000, il existe néanmoins quelques conditions infrastructurelles qu'il s'agit de prendre en considération.
Pour tenir compte des futurs besoins des navetteurs UBS entre Bâle et Zurich, le directeur commercial des CFF a pris contact avec la banque. Ceux-ci examineront dans les meilleurs délais les exigences précises. En sus des offres ferroviaires systématiques dans la région de Bâle - Zurich, ils peuvent aussi élaborer spécifiquement des solutions intelligentes, concordant avec les besoins de transport de PUBS (exemple d'innovation : trains spéciaux réservés aux employés de cette banque et mis en marche pendant les heures de pointe).
Étant donné le peu de temps encore disponible, les CFF sont cependant tributaires des chiffres concrets relatifs aux flux de trafic et aux souhaits de PUBS. Ces derniers sont examinés immédiatement avec les responsables de la banque pour trouver des solutions qui soient conformes aux besoins, tout en étant judicieuses sur le plan de l'économie d'entreprise."
Réponse du Conseil fédéral.