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AB 113427

Graber Jean-Pierre · Nationalrat · Bern · Fraktion der Schweizerischen Volkspartei · 2010-11-30

Wortprotokoll

Les discussions qui ont eu lieu au sujet de la proposition de la minorité Zuppiger de réduire les charges de personnel de 2 pour cent ont suscité des débats extrêmement animés. Au cours de ces discussions, nous n'avons pas assisté à une opposition entre un seul parti et quatre autres partis. Non! Véritablement, les lignes de fracture passaient parfois au travers des partis. J'aimerais simplement, dans le souci de vous présenter une très brève synthèse des discussions qui ont eu lieu, vous faire part des quatre arguments principaux qui ont été développés en faveur d'un blocage des crédits de 2 pour cent dans le domaine du personnel.

Premièrement, le nombre des places de travail supplémentaires prévues pour l'année 2011, à savoir plus de 600, a évidemment posé problème.

Deuxièmement, cette évolution s'inscrit dans une tendance générale que d'aucuns ont estimée regrettable.

Troisièmement, il a été fait mention de l'augmentation de 3,8 pour cent des charges de personnel pour l'année 2011, qui excède évidemment le taux d'inflation prévu.

Quatrièmement, un argument qui a été avancé était celui d'une espèce de tendance à l'inflation bureaucratique. Cet argument a d'ailleurs été repris par Monsieur Föhn.

A cela, nous devons opposer quatre autres arguments qui ont finalement fait pencher la balance en faveur d'une majorité qui a rejeté la proposition défendue par la minorité Zuppiger.

Le premier argument, c'est que ce n'est pas le lieu ici, lors du débat sur le budget, de prévoir une réduction des charges de personnel de 2 pour cent. Il conviendrait plutôt de revoir cette problématique dans le cadre du réexamen des tâches de la Confédération.

Le deuxième argument qui a été invoqué, et qui a été repris par certains intervenants, revient à dire que l'expérience qui a été faite l'année passée avec un blocage des crédits de 1 pour cent a conduit à des difficultés d'application.

Le troisième argument a été évoqué par Madame la conseillère fédérale Widmer-Schlumpf. Il consiste à dire que bien des places de travail ou des postes qui seront créés l'année prochaine résultent de décisions prises par le Parlement.

Finalement, quatrième et dernier argument, les difficultés d'application que nous avons connues avec le blocage des crédits de 1 pour cent en 2010 se retrouveraient dans une mesure encore plus ample en 2011.

Etant donné qu'il est pratiquement impossible de transcrire cette proposition dans la réalité, la commission a finalement rejeté la proposition de la minorité Zuppiger.