preparatory:AB 182379
de Buman Dominique · Nationalrat · Freiburg · Fraktion CVP-EVP · 2015-06-09
Wortprotokoll
Il ne s'agit pas, en l'état, de répondre à chaque intervention puisque nous nous trouvons dans un débat général d'entrée en matière et que nous examinerons ensuite les arrêtés fédéraux. Au nom de la commission, j'aimerais me réjouir du fait que l'ensemble des intervenants ne conteste pas le principe même d'une promotion économique du pays. Je constate que ce qui a retenu l'attention de presque tous les intervenants, c'est plutôt le secteur du tourisme et pas tellement la promotion des entreprises ou la cyberadministration, voire même la nouvelle politique régionale. L'accent a été porté sur le tourisme.
En ce qui concerne le domaine du tourisme, j'aimerais juste donner un chiffre, et non pas 36, à Monsieur Amstutz qui se posait la question de savoir s'il fallait investir dans le tourisme - il a été repris par Madame Leutenegger Oberholzer: 1 franc de la Confédération génère 36 francs dans le tourisme, et de ces 36 francs de chiffre d'affaires, 7 reviennent sous forme de taxes et d'impôts aux collectivités publiques. Ce qui explique l'intervention de la main publique, c'est qu'il y a un effet d'impulsion et non pas un effet de dépense. C'est le seul chiffre que j'aimerais vous donner et qui justifie le pourquoi de ce message et des propositions du Conseil fédéral et de la commission.
Pour le reste, je vous demande de faire cet acte de foi pour un secteur important de notre pays, qui souffre le plus de la force du franc. J'aimerais vraiment rassurer Monsieur Amstutz en lui disant que le fait que le tourisme soit frappé par le franc fort n'est pas une invention de notre part. Il a dit que Suisse Tourisme n'était pas frappée par le franc fort. Mais si vous regardez toutes les statistiques, tous les chiffres, vous constaterez le contraire. De plus, le paradoxe est que Suisse Tourisme est pénalisée parce que le nombre de nuitées n'est que très peu en recul alors que la force du franc est devenue terrible. Et parce que ce nombre de nuitées a peu reculé, on croit que Suisse Tourisme n'est pas nécessaire. Mais regardez la comparaison de la force des monnaies et vous comprendrez très vite que, économiquement, le message d'aujourd'hui s'impose.