preparatory:AB 186095
Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-05-05
Wortprotokoll
Dans la liste des domaines d'activité dévolus au service civil figurent la coopération au développement et l'aide humanitaire. L'article 7 précise clairement les conditions d'un engagement à l'étranger. Le civiliste doit avoir consenti à un tel engagement. Les domaines sont bien ciblés et correspondent à des missions constitutionnelles de la Suisse, comme par exemple la coopération au développement et l'aide humanitaire, ou alors à des domaines évidents, telles la prévention et la maîtrise des catastrophes et des situations d'urgence. Les civilistes doivent satisfaire à certaines exigences en termes de compétence. Leur sécurité doit être assurée, les modalités de leur engagement et de leur collaboration sur le terrain doivent être déterminées. Tout est clair: l'accord du civiliste qui doit avoir le profil requis, les modalités sur place, les buts constitutionnels.
Alors pourquoi s'y opposer, comme le fait la minorité II (Geissbühler)? L'une des trois missions de l'armée réside dans la promotion de la paix. L'aide au développement, le soutien humanitaire représentent des moyens pour y contribuer. Contribuer à la stabilité socioéconomique d'un pays en voie de développement réduit les risques de voir de la violence s'y développer et peut, par exemple, avoir un impact sur le nombre de migrants susceptibles d'arriver en Europe. Il faut élever le débat et réfléchir en amont des problèmes. Le repli sur soi, l'"Alleingang" érigé en dogme, est contre-productif.
Concernant la minorité I (Schläfli) à l'alinéa 2, je ne vois pas en quoi des civilistes ne pourraient pas être engagés, même sans leur consentement exprès, en cas de catastrophe et de situation d'urgence dans les régions frontalières de la Suisse, à Domodossola, dans le Vorarlberg ou le Jura français. Faut-il aussi à l'avenir refuser l'envoi sur le lieu d'un tremblement de terre de nos équipes aguerries et spécialistes dans ce domaine?
Ouverture, collaboration, solidarité: ces mots doivent guider notre vote à l'article 7.