Lexipedia

preparatory:AB 189464

Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2015-09-22

Wortprotokoll

Les débats parlementaires sur l'engagement de l'armée en service d'appui au profit du canton des Grisons dans le cadre des mesures de sécurité déployées à l'occasion du World Economic Forum de Davos constituent chaque fois une occasion, pour le groupe socialiste, d'amener une petite touche critique sur le sujet. Rassurez-vous, nous tenterons, cette année encore, d'animer le débat; Monsieur Voruz s'en chargera.

Un constat tout d'abord: les tensions en rapport avec la messe du WEF ont perdu, au fil des années, beaucoup de [PAGE 1724] leur intensité. Il est loin le temps des confrontations et des manifestations arrosées de gaz lacrymogènes. Il est vrai que l'arrogance de la haute finance qui prévalait à une certaine époque a fait place à plus d'ouverture au monde et à plus de réflexion sur l'avenir de notre planète, avec comme corollaire une diminution des risques liés à la sécurité. Cela se traduit dans les faits en un certain nombre d'événements requérant l'intervention de la force publique. Mais il est pourtant clair qu'une protection sécuritaire est nécessaire, ce que le groupe socialiste ne conteste pas. Cependant, tant la question de l'ampleur que celle du financement de la protection sécuritaire posent problème.

Alors que cette mission relève clairement de la compétence de la police, une nouvelle fois, pour la période 2016 à 2018, le canton des Grisons fait appel à l'armée pour un engagement subsidiaire de sûreté et d'appui à hauteur de 5000 militaires au maximum, comme les années passées. On ne peut contester la nécessité de l'engagement de nos forces aériennes pour le contrôle de l'espace aérien, mais pour le reste, ce sont très clairement des forces policières qui devraient être engagées, qu'elles soient grisonnes ou issues d'autres cantons, comme cela est prévu dans le cadre d'un concordat intercantonal. Toutefois, aucun signe ne semble indiquer que les choses vont ou iront une fois dans cette direction. Rien, on reprend les mêmes. L'armée pourra-t-elle encore assumer cette tâche à l'avenir vu les décisions attendues dans le cadre du projet de son développement? Cette question fait l'objet de la première proposition de la minorité Voruz.

La seconde concerne le financement pour lequel Monsieur Voruz réclame un engagement financier plus conséquent de la part du canton des Grisons et du WEF. En effet, concrètement, l'essentiel des coûts est assuré par le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports dans le cadre de son budget ordinaire. On considère que la troupe réalise in vivo un cours de répétition et l'engagement de l'armée au profit de la sécurité du WEF occasionne de fait les mêmes coûts - estimés à 28 millions de francs - que si les troupes engagées accomplissaient un cours de répétition traditionnel. La Confédération doit encore mettre la main à la poche pour financer près de la moitié du solde des frais restants de près de 8 millions de francs.

Nous souhaitons un engagement financier plus conséquent de la part du WEF et des autorités politiques concernées. Je vous appelle, au nom du groupe socialiste, à soutenir les deux propositions de la minorité Voruz.

preparatory:AB 189464 | Lexipedia | Lexipedia