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preparatory:AB 216988

Fridez Pierre-Alain · Nationalrat · Jura · Sozialdemokratische Fraktion · 2017-06-08

Wortprotokoll

Je suis très heureux de constater que, sur le fond, le Conseil fédéral est favorable au but de ma motion, à savoir l'envoi de policiers professionnels dans le cadre d'opérations internationales de maintien de la paix, afin de pacifier plusieurs pays, d'améliorer leur gouvernance et de combattre la criminalité et la corruption qui les rongent.

Un accord entre la Confédération et les cantons a permis l'envoi d'environ 20 experts de police dans ce type de mission de promotion de la paix sous l'égide d'organisations internationales telles que l'ONU, l'Union européenne et l'OSCE. Au niveau de la sécurité militaire, un militaire est envoyé au Mali en tant que conseiller. C'est beaucoup trop peu, alors que la demande pour de telles activités est élevée. Après des périodes de guerre ou de tensions, la phase de pacification et de normalisation est essentielle.

Les arguments avancés par le Conseil fédéral pour expliquer le peu d'engouement pour de telles missions reposent sur les tâches dévolues à la sécurité militaire sur sol suisse, sur la priorité donnée aux services auprès de la Swisscoy et, surtout, sur le fait que peu de membres de la police militaire disposent d'une formation policière reconnue au niveau civil.

Par ma motion, je demande au Conseil fédéral d'augmenter l'effectif du pool d'experts pour les missions policières internationales de promotion de la paix. Le Conseil fédéral est d'accord avec le but de cette intervention parlementaire, mais étonnamment il propose de la rejeter.

Je suis un peu déçu car, en fait, le Conseil fédéral pourrait relever ce défi, qui est un défi global dépassant le cadre strict de cette motion, car la police représente la pierre angulaire de la lutte contre les véritables menaces sécuritaires de notre pays, soit le terrorisme et la criminalité.

La Confédération devrait créer des incitatifs financiers, péréquatifs, permettant aux cantons de former plus de policiers. Cela permettrait une meilleure allocation des ressources en matière de défense. Il faudrait ensuite intégrer dans le cursus de formation des policiers une formation spéciale pour créer des compétences en vue de missions à l'étranger. Enfin, au niveau de la sécurité militaire, il faudrait proposer une formation complémentaire pour les policiers militaires sans reconnaissance civile. Plus de policiers, plus de policiers formés, et ainsi il y aurait, potentiellement, plus de policiers susceptibles d'être engagés dans des missions de promotion de la paix à l'étranger.

Dans chaque rapport sur la politique de sécurité, le Conseil fédéral parle de 500 militaires suisses qu'il aspire à mettre à disposition de la paix à l'étranger. Monsieur le conseiller fédéral, je vous demande des actes. L'adoption de cette motion serait un premier pas. Je vous remercie de votre réponse.