preparatory:AB 257317
Moret Isabelle · Nationalrat · Waadt · FDP-Liberale Fraktion · 2020-03-02
Wortprotokoll
Chères et chers collègues, je suis privée de cloche. Considérez donc que je viens d'agiter la cloche pour ouvrir cette session de printemps.
L'épidémie du nouveau coronavirus est un grand défi pour la Suisse et l'ensemble des pays touchés. Je tiens, en premier lieu, à assurer mon soutien à toutes les personnes touchées par ce virus, les malades eux-mêmes, mais aussi leur entourage, les soignants et toutes les personnes impliquées dans la lutte contre cette maladie.
Le Conseil fédéral a déclaré la situation particulière selon l'article 6 de la loi sur les épidémies. Nous avons donc décidé, vendredi dernier, au sein de la Délégation administrative, que la session se déroulerait sans visiteuses ni visiteurs. Pourquoi? Pour éviter que de nombreuses personnes voyagent en groupe à travers la Suisse et restent longtemps assises les unes à côté des autres dans les tribunes. Cette décision n'est pas prise pour préserver notre santé, mais pour préserver la santé des visiteurs qui viennent nous voir. Il y a plus de mille personnes par jour qui transitent par le Palais fédéral lors des visites et, comme vous le savez, de nombreuses visites ont lieu en journée. Ce sont des classes d'école, mais aussi beaucoup de personnes retraitées. Ces personnes, à qui nous recommandons régulièrement de se faire vacciner contre la grippe saisonnière, ne peuvent pas se faire vacciner contre le coronavirus. C'est donc un geste de solidarité vis-à-vis de nos seniors que la Délégation administrative a choisi. Toute personne intéressée par nos débats peut cependant les suivre en "livestream" sur le site Internet du Parlement.
Il va de soi que nous allons respecter les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique quant à l'hygiène et au comportement. Vous avez entendu que nous sommes entrés dans la phase rouge de la campagne d'information. Cela signifie que nous devons renoncer à serrer des mains, un geste si apprécié des politiciennes et des politiciens. Ce n'est donc pas nous que nous protégeons en premier lieu, mais surtout celles et ceux qui nous entourent. Un geste de convivialité est toutefois toujours le bienvenu. C'est pourquoi, pour ma part, je suivrai l'idée que vous avez reçue par courriel de M.[NB]Mathias Reynard. Comme il le suggère, je vous propose de vous saluer en langue des signes au cours de cette session de printemps.
Les Services du Parlement ont mis sur pied une "task force coronavirus", qui suit la situation d'heure en heure en contact étroit avec l'Office fédéral de la santé publique. Si les circonstances l'exigent, cette dernière proposera de nouvelles mesures à la Délégation administrative. Je vous remercie pour votre compréhension.